Archives du mot-clé Urban Jungle Bloggers

Ecoute / Diary

Ecoute et ferme les yeux.

Ecoute et respire profondément.

Ecoute et cherche du bout des doigts la vie qui palpite autour de toi.

Et maintenant, ouvre les yeux et regarde avec moi.

La brume est dans l’air, accrochée aux cimes des grands barbus. Elle sillonne les arbres et les sapins, entre les branches. Elle monte, disparait et revient en submergeant les hauteurs de la forêt cévenole.

Nappée dans ce voile de gouttes, la lumière blanche des cieux immobilise cette marée sylvestre aux accents sombres. Parfois, la vie palpite dans les couleurs changeantes de châtaigniers égarés en groupe, qui ébrouent leur feuillage enflammé.

La terre est belle, grasse et prodigue. Les fruits d’automne tombent et jonchent le sol empâté de feuilles et bogues laissées vides. Partout, la richesse décadente d’une saison qui se meurt, brûlent les dernières flammes d’une vie qui s’anime avant de s’éteindre.

Dans un dernier élan de vie , la nature s’offre et partout sortent de terre, lépiotes, rosés, mousserons et lactaires. Baies fleurissent en grappes charnues, plus belles encore, aux couleurs profondes et sombres.

L’épisode cévenol fait rugir le ciel et l’eau tombe drue sur cette abondance qui n’en finit plus de donner les récoltes de la nature.

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Les Serres / La ville Rose

Le week-end, je flâne donc. Direction les serres municipales de Toulouse, rendez-vous annuel à ne pas manquer.

C’est à mon amie Morgane que je dois l’idée de cette excursion. Excursion qui se mérite puisque cet écrin végétal n’ouvre ces portes pour montrer ces trésors qu’une fois par an uniquement.

Un lieu superbe divisait deux parties : les serres modernes et les serres anciennes – où les amoureux de la violette, en autre chose, pourront visiter son conservatoire.

À l’abri des verrières opaques au blanc d’Espagne,  dans les serres anciennes, on respire l’air humide de ces huis-clos végétaux. Un dédale de verres et d’acier, à l’air fragile et aux couloirs étroits et tellement lumineux. On se croirait sous la surface de l’eau, tout ce gris lavé et les ondes de la lumière filtrée par l’opaque de la verrière.

Et puis, ces passionnés qui amoureusement classent boutures, plants, bulbes et plantes – mères. Toutes ces longues palmes, ces folioles multiples, beaucoup d’espèces se côtoient sous ce ciel feutré.

Ma préférence s’est jouée, évidemment, dans les allées désuètes, et plus discrètes, des serres historiques.

Il y avait quelque chose d’angoissant dans la perfection de ces rangées si bien ordonnées, qu’offrent les grandes serres modernes. L’esprit a du mal à se perdre et à vagabonder dans ces boulevards de parterres fleuris.  J’y ai moins rêvé malgré la serre – exceptionnelle – des ficus où l’on ne pouvait rêver meilleur décor de film, tellement cette  » forêt  » était dense.

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Photo Project #4

Flou. Brumeux. Indécis. Vaporeux. Vague.

Ces derniers jours, j’ai eu l’impression de regarder la vie derrière la fenêtre d’un train lancé à grande vitesse sur les rails. Cette petite ivresse qui vous prend quand parfois le rythme des choses vous échappe.

Passer l’inconfort des premières impressions, il n’est parfois pas si désagréable de se laisser submerger et de laisser toutes les choses se déroulaient à brides abattues. Au fond, comme beaucoup d’entre nous, me sentir débordée me donne l’impression d’être vivante.

Juste ce qu’il faut. Pour voir les choses devant moi, les accomplir  et les laisser venir à moi d’elles – même, sans trop prévoir. Faire au jour le jour et relever des yeux vagues sur les heures qui s’étirent.

Encore une fois le thème de  » Photo Project  » était particulièrement inspirant pour moi. Une semaine à 100 à l’heure où tout s’est échappé pour revenir à la normale, doucement. Il m’a fallu émerger et retrouver le rythme. Et quoi de mieux que de se synchroniser sur les battements du cœur de  » l’Atelier  » et des filles.

photo_project_4_copyright_MulotBAtelier_Janvier16_copyright_MulotBAtelier_Janvier16_copyright_MulotBPour retrouvez les flous artistiques du  » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez d’autres brumeuses photographiées   | L’Atelier . PP#4 © Mulot B.  | Bague et médaillon Kara collection METIS 2016

Color plant pop / Play

Bleu. Ce sera donc bleu pour ce nouveau défi lancé par Urban Jungle Bloggers.  Bleu de ciel, sans nuage dans un soleil radieux. De la couleur étaient les maitres mots de nouveau rendez-vous de juin.

 » Color plant pop  » – j’avoue que le  » pop  » m’a donné des ailes, j’ai eu envie de lever le nez de mes ouvrages et de me tourner vers le soleil  ! Une recréation colorée mettant en scène un pachyphylum silver moon ( j’adore ce petit nom, entre le pachyderme et un vague souvenir de breakfast at Tiffany’s  ) et un ceropegia. Ces deux plantes sont si singulièrement opposées en terme de fonctionnement : l’une semble figée dans le temps et pousse si doucement, tandis que l’autre est perpétuellement entrain de  » feuiller  » dans tous les sens et de manière effrénée.

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Avocat / Green Life

Juin. De retour, les sifflants martinets aux ventres blancs et aux ailes fuselées, les petits matins tièdes, les persiennes closes d’après-midi trop chaudes, et tout un tas de choses gourmandes dans notre assiette.

Je succombe depuis quelques temps, à toutes ces jolies recettes dites  » californiennes  » qui consistent en  » écrasés de légumes « , et tout plus particulièrement de l’avocat ( un petit jus de citron, une pincée de gingembre, quelques feuilles de basilic ciselées et voila ). Mais une fois la chose dégustée, que faire de ses innombrables petits noyaux ?! Et bien, tout simplement, les mettre à l’eau et les faire germer à  l’aide de 3 cure-dents, d’un verre d’eau et d’un joli noyau d’avocat au préalablement lavé.

Piquez le noyau d’avocat à 3 endroits, au même niveau, de manière à pouvoir maintenir la partie basse de celui-ci, dans un verre d’eau. Veillez à ce que celui-ci est toujours les fesses mouillées et reste immergé à la base. Laissez germer tranquillement.  Le processus peut être long  – parfois cela germe d’un coup, parfois cela met un bon mois, parfois pas du tout. Une fois, l’avocat germé, laissez le développer ces racines dans le récipient, en respectant bien les précédentes conditions. Changez l’eau régulièrement.

Une fois les racines apparues ( un réseau de 3 ou 4 centimètres ) 2 options possibles : changez de récipient pour quelque chose de plus haut et laissez le grandir dans l’eau. C’est à mon sens, le processus qui permet de garder la plante développée le plus longtemps possible ( 3 à 4 ans, en ce qui me concerne avec un réseau de racines extraordinaires ).

Ou vous pouvez replanter le noyau et ses racines en terre, et tentez de faire pousser votre petit avocat. Il va grandir davantage en tige et faire des feuilles. Mais la durée de vie est un peu moins longue, les feuilles ont tendances à tomber. Dans les 2 cas, rien de plus simple, à vous de jouer !

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Show your Gang / Play

Show your gang ! Quelques mots qui n’auront pas manqué de passer inaperçu pour les grandes amoureuses de folies végétales et de jardins intérieurs.

Un très joli challenge de mai, trusté par le joli duo Urban Jungle Bloggers composé d’Igor de Happy Interior Blog et de Judith de Joelix.com, et qui consiste à mettre en lumière nos closeries végétales et autres petits coins de verdure, dans notre quotidien. Une collection, je l’avoue, qui prend une grande place dans mon intérieur puisque mon salon est aménagé autours de deux grands étagères dans le style industriel, qui regroupent les plus robustes spécimens de la famille. Les plus fragiles et délicates sont installées, elles sur le manteau de la cheminée, abritées de la lumière directe et du passage.

En grande partie issues de boutures, parfois d’expériences sauvages, je les cultive en terre ou en eau, sans différence aucune. Le philodendron, à côté de la Remington, est ma toute première plante, issue d’un petit bout de bouture d’une plante de chez ma mère. Certaines me suivent imperturbables aux changements et aux déménagement successifs. Je sais exactement de qui elles viennent et pourquoi elles sont ici et à quel moment elles sont susceptibles de fleurir, c’est le cas de mon calathea aux splendides feuilles veloutées. Elles sont le reflet de mes humeurs du moment. Parfois l’étagère se vide pour laisser place uniquement aux succulentes qui moutonnent en petites plantes closes. Parfois je la remplis des plus exubérantes et productives d’entre elles, histoire de remplir l’espace.

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