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Année 2016 / Diary

Elle aura été l’année des mille et un projets, l’année des grands et des petits rêves, l’année remplie de millions de toutes petites joies après l’orage des grands événements qui ont balloté nos vies. 

2016, une année d’interrogations, d’ententes, de mains tendues, une année à résister aux vents, fermer les écoutilles, hisser la grand voile et toujours revenir à la terre ferme. Ce point d’attache, cette petite île où je séjourne à l’abri de tout.

De l’importance d’avoir son havre de paix.

Plus les années filent et plus je suis persuadée que d’avoir un espace à soi est primordial pour rebondir, danser, sautiller, reprendre son souffle, s’assoir et repartir dans la ronde. Cet endroit, il est d’abord en soi, dans l’imaginaire de sa tête et puis, au fur et à mesure des années, il se matérialise. Certains sont fait de verre, un verre cristallin, laissant passer la lumière. D’autres sont fait de lianes et de branchages, se nourrissant du vent … la plupart sont beaux, multiples mais cachés à l’abri des regards. Il faut parfois montrer patte blanche, sonner plusieurs fois, revenir et saluer, chercher la porte pour se présenter. Et quel bonheur d’être invité à entrer dans une de ces îles bienveillantes.

2016 aura été l’année des amitiés, comme vous l’aurez deviné.

Je ne veux retenir, de cette année, que les rencontres cultivées et des liens amarrés pour de bon, et puis aussi quelques cordages dénoués, les voyages – peut – être un peu trop – et mon ancre aux bras d’acier, toujours là pour me ramener sur la terre ferme.

2016, goodbye & farewell.

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Rendez-vous #1 / La Ville Rose

Pour les affamés, les fines bouches et les gourmets, Les coudes sur la Table est une adresse à Toulouse, que l’on ne présente plus.

Cantine de poche à la carte semainière gourmande et pimpante, il est ce petit plan que l’on se réserve, pour être sûre de n’être jamais déçu. Je recommande à coup sûre et les yeux fermés. Mais pour cette fois-ci, il n’est pas question de bien-manger …

Le samedi 3 décembre, de 11h00 à 18h00, le restaurant donne carte blanche et fait table rase, pour laisser place à une vente de créateurs toulousains & une journée d’ateliers DIY plus chouettes les uns que les autres.

On retrouve pour ce bel événement à la scénographie bien pensée, le travail délicat et finement ciselé des guirlandes de Mi Avril et plus généralement et en avant-première, sa très jolie gamme de cartes.

Les bougies équilibrées et les fragrances délicieuses de la jeune et tendre marque Minette à Bicyclette ( une merveille pour l’odorat ).

Et évidemment, les bijoux de la collection Tsigan signée Mulot B. au caractère affirmé et aux couleurs appuyées, en petites séries et travaillés avec soin.

Et tout le long de cette journée, dans un salon cosy et bien attablé, retrouvez Morgane du blog Plan B. pour plusieurs ateliers ! Tissage & Création originale d’une couronne d’hiver  seront de rigueur. Attention, les places sont limitées et surtout prises d’assaut, réservez dès à présent auprès de la demoiselle - morganefrimane @ gmail.com

Les Coudes sur la Table | Creativ Market & Ateliers DIY |  39, rue des Lois 31000 Toulouse Toulouse_les_coudes_sur_la_table

Dimanche / Diary

J’ai l’humeur un peu sourde. L’automne a commencé à s’installer un peu partout : dans les feuilles qui jonchent le sol, dans le frais des premières heures, dans la lumière dorée des journées qui raccourcissent …

Je serre les dents. Littéralement parlant.

Il parait que c’est parce que mon cerveau tourne à 1000 à l’heure, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il faut débrancher me dit – on gentiment. Mais comment ? Difficile pour moi de  » débrancher « , ce n’est pas dans mon caractère. Ce n’est pas dans ma nature. J’aime ce rythme grisant.

Difficile de débrancher aussi, mon métier ne me le permet pas. Un coup d’avance, toujours à avoir, un coup en plus à jouer pour ne pas se laisser distancer. Prévoir est certainement l’un de mots que j’utilise le plus. C’est aussi le quotidien des personnes qui ont choisi de travailler de manière autonome. Sans filet.

Je serre les dents au sens propre, comme au sens figuré. C’est ainsi parce que je suis ainsi, et parce qu’aujourd’hui, serrer des dents, c’est aussi s’accrocher. Ne pas perdre la main, s’emmener dans de beaux projets, continuer à rêver à de petites choses qui nourrissent de grands rêves et collectionner les sourires satisfaits.

Et puis en attendant, le petit jardin suspendu s’étire et pousse encore encore … Sédums de toutes sortes et succulentes n’en finissent plus, de concert, de s’installer petit à petit. Ils s’accrochent, s’étirent, s’étendent de  » petits à petits « .

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L’Atelier #1 / La Ville Rose

L’Atelier #1 . Premier rendez – vous, première rencontre à l’ Atelier quelques heures après l’automne seulement. Une journée entière où les portes s’ouvrent et où les amis, les habitués et les curieux de passage se retrouvent le temps d’un instant.

Les premières heures sont consacrées aux petites mains fébriles des apprenties – tisseuses qui viennent tresser de la corde sous l’oeil bienveillant de Morgane du blog Plan B. Petit à petit, les points se nouent, les noeuds se montent et, des petits doigts agiles, s’échappent les modèles étudiés. Un joli cour pour apprendre à créer une suspension en macramé.

Des rendez-vous où l’on apprend à monter, tisser sous les conseils de la demoiselle qui régulièrement nous fera le plaisir de venir dispenser ces jolies idées et ces connaissances pointues autours de  » savoir – faires quotidiens  » remis au goût du jour.

Mais aussi à monter un bouquet, orner une couronne d’hiver, troquer des boutures et échanger des tip’s autour des plantes, les thématiques changeront en fonction des rencontres égrenées au fil de l’année et de nos invités talentueux.

En fil rouge, et durant chaque rendez – vous, Virginie, Fanny et moi, nous aurons le plaisir de vous vendre notre travail et discuter avec vous de notre démarche & de nos inspirations respectives. Un moment pour se rencontrer et faire connaissance.

L’Atelier | Atelier Halo, Mi Avril et Mulot B | 120 rue Achille Viadieu, 31400 Toulouse | Un samedi par mois | Information et horaire

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Muséum de Toulouse / La Ville Rose

A la faveur de la pénombre des allées, au travers des vitrines éclairées, le Muséum de Toulouse nous offre les histoires du Monde, une histoire de l’Humanité.

Collections et collectes se côtoient, archivant notre patrimoine faunesque au travers des silhouettes de ses animaux, ou de leurs squelettes, à jamais figés dans le temps.  Le chemin continue et nous explorons le pourquoi de notre commencement, l’extinction de ce que nous avons été et le début de ce que nous serons demain.

Evolution des moeurs, des outils, du langage et des habitudes, le Muséum répertorie à la fois les petites histoires et les grands moments, toutes les questions qui nous convoitent, la direction que nous avons prise, la fuite en avant et l’élan pour un saut décisif vers un monde à venir.

Et toujours cette problématique, au fil de nos histoires communes, qui consiste à nous rappeler combien la marche qui nous amène vers notre histoire, devrait être au même rythme que celui de la nature et du mouvement de notre planète.

Comme une conclusion évidente, le Muséum termine sur le jardin. Et là encore, il se déploie en chapitres allant du nord au sud, d’est en ouest. En cercle, on se promène à l’ombre des essences de bois et des graines qui enrichissent nos terres et nos paysages.

Mais ne nous méprenons pas, il est bien plus qu’un simple répertoire de nos environnements. Il est aussi un chemin de fer qui nous invite à réfléchir à ce que nous avons perdu, dans cette course sans fin vers une exploration sans but. Car si découvrir est une notion bien galvaudée de nos jours, préserver est aujourd’hui ce qui devrait être le maître mot de nos recherches. Préserver et protéger pour permettre au futur de se construire sans nous perdre en retour.

Collection permanente | Muséum de Toulouse |  35, allée Jules Guesde, 31000 Toulouse | Programme des expositions à venir Mulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de Toulouse

Le Jardin Japonais / La Ville Rose

Longer les boulevards, à quelques pas des grandes places roses, passer la grille basse du jardin. Et puis, dépasser celui qui flâne le nez sur son écran, les groupes qui se rassemblent, en attente, et les enfants qui sautent et raclent la poussière blanche des allées.

Un peu plus loin, au milieu des chemins qui se croisent, il y a ce jardin remarquable mimant les paysages japonais et l’esprit zen.

Une parenthèse, dans un pavillon de bois, dont la réplique plus petite et cachée sous les planchers, n’est autre que le lieu de repos de ce gros chat blanc et noir, si docile.

Il y a aussi ces carpes muettes dont les nageoires dorsales sèment la surface tranquille de l’eau. Les chemins sinueux qui s’étirent et s’éloignent du mur aux tuiles carbones, le long des bosquets de bambous frêles et puis, les cailloux posés le long des rives.

Un jardin de poche, posé au milieu d’une forêt de grands arbres et de bancs, tout prés du célèbre canal et d’une étendue d’eau, embuée de lentilles et des reflets du grand ciel.

Le Jardin Japonais | Jardin Compans Caffarelli | Boulevard Lascrosses, 31000 Toulouse | Informations et horaires 

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Confiture / Kitchen Hell

Pour conjurer le stress de mes vies – oui, je reste persuadé que nous vivons bien des vies quotidiennement, sur bien des niveaux et bien des chemins – je me rassure au travers de petits gestes. 

Ces petites choses que notre esprit connait si bien, et même par coeur. Prévisibles et rassurantes, elles nous ancrent dans la réalité et dans un immédiat tellement apaisant.

Ces derniers temps, elles émaillent et ponctuent, comme une respiration à la surface avant de regagner les profondeurs, les flots subversifs de mon quotidien.

Recette de la confiture de tomates vertes – dans un grand fait – tout, verser 500 grammes de sucre cristal, 5 tomates vertes très mûres que vous aurez coupé en morceaux grossiers. Ajouter un zeste de citron râpé grossièrement ( bio de préférence, les pesticides sont stockés dans la peau ) et son jus pressé. Attention à ne pas laisser un pépin car il amènera de l’amertume à votre confiture. En revanche, les pépins des tomates amèneront la pectine nécessaire à la bonne tenue de la confiture.

Porter à ébullition. Puis baisser et laisser mijoter à feu moyen pendant 30 à 40 minutes.

Pour vérifier si votre confiture est bien prise, mettre une petite assiette au congélateur 10 minutes. Déposer une petite cuillère de confiture chaude sur l’assiette froide et replacer, 1 minute, dans votre congélateur. La sortir et avec votre doigt, tester la texture de celle – ci. Si elle est trop liquide, elle doit continuer à cuire encore une peu. Si elle est légèrement gélifiée, c’est qu’elle est prête à être mise en pot.

Dernière étape, passer votre confiture au tamis  afin de retirer la peau et les pépins mais réserver dans une assiette, les zestes de citron. Ils serviront de décoration. Mettre en pot – que vous aurez stériliser au préalable – et laissez refroidir tranquillement.

A déguster avec du fromage frais de brebis, sur une bonne tranche de pain et quelques brins de thym frais.

Le bonheur est dans les petites choses du quotidien.

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Les Serres / La ville Rose

Le week-end, je flâne donc. Direction les serres municipales de Toulouse, rendez-vous annuel à ne pas manquer.

C’est à mon amie Morgane que je dois l’idée de cette excursion. Excursion qui se mérite puisque cet écrin végétal n’ouvre ces portes pour montrer ces trésors qu’une fois par an uniquement.

Un lieu superbe divisait deux parties : les serres modernes et les serres anciennes – où les amoureux de la violette, en autre chose, pourront visiter son conservatoire.

À l’abri des verrières opaques au blanc d’Espagne,  dans les serres anciennes, on respire l’air humide de ces huis-clos végétaux. Un dédale de verres et d’acier, à l’air fragile et aux couloirs étroits et tellement lumineux. On se croirait sous la surface de l’eau, tout ce gris lavé et les ondes de la lumière filtrée par l’opaque de la verrière.

Et puis, ces passionnés qui amoureusement classent boutures, plants, bulbes et plantes – mères. Toutes ces longues palmes, ces folioles multiples, beaucoup d’espèces se côtoient sous ce ciel feutré.

Ma préférence s’est jouée, évidemment, dans les allées désuètes, et plus discrètes, des serres historiques.

Il y avait quelque chose d’angoissant dans la perfection de ces rangées si bien ordonnées, qu’offrent les grandes serres modernes. L’esprit a du mal à se perdre et à vagabonder dans ces boulevards de parterres fleuris.  J’y ai moins rêvé malgré la serre – exceptionnelle – des ficus où l’on ne pouvait rêver meilleur décor de film, tellement cette  » forêt  » était dense.

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Jardin de Sedum / Green Life

Petit post du dimanche. Dehors la journée décline petit à petit.

J’ai profité de la douceur de cette journée du 1ier mai pour m’occuper du minuscule jardin que je cultive sur le rebord de ma fenêtre de cuisine. Un tout petit jardin qui grimpe le long des volets et qui s’échelonne par un ingénieux système de mini – balconnet vissé au rebord en pierre.

Une sorte de jardin à étage et à niveau qui se replie l’hiver, sous les températures peu clémentes, et qui se déploie au printemps quand la nature se réveille.

Cette année, on retrouve encore et toujours, occupant l’étage du  » vide  » et le plus grand espace, un membre de la famille des sedums palmeri. Ils fleurissent en grappes de petites fleurs étoilées jaunes et le bout de leurs feuilles, d’un vert tendre, rosie d’un beau lie – de – vin lorsqu’elles sont très exposées au soleil. Elles s’emparent du vide et ne cessent de se bouturer en un réseau compact.

Sur les côtés, vissés au volet de gauche d’autres sedums – l’orpin de Nice – plus élégants et élancés, avec leurs têtes harponnées de toutes petites feuilles pointues. Ils fleurissent en blanc.  Leurs racines forment aussi un réseau très compact mais fragile.

Sur le rebord, un pot de sedeveria qui ne cesse de se diviser encore et encore. Il faut, de temps à autre, nettoyer les feuilles qui ont séché autour de chaque nouvelle tête. Cela leur permettra de s’élargir pour mieux devenir autonome et produire leur propre réseau de racines.

A coté, une nouvelle recrue offerte par mon amie Morgane, directement bouturée de son jardin. Un joli sedum appelé  » china doll « . Je l’ai mis à raciner, dans un verre d’eau. Une multitude de petites racines, pas plus grosses que des filaments, sont apparues. Il est maintenant dans un petit pot de terre, prêt à grandir.

A côté, dans un grand bac de zinc, mélangé un sedum rubrotinctum qui s’évade dans le pot des autres. Et en particulier celui d’un graptosedum bronze dont les feuilles au sol s’auto – bouturent si facilement. Je les aime tout particulièrement car ils proviennent tous deux du jardin de ma mère, passée maître dans la culture sur balcon. 

Elles bataillent avec une petite agave maraudée dans les collines  du Var et qui, si elle était plantée en pleine terre, deviendrait aussi énorme que ces congénères.

Elle s’acclimate assez bien à côté d’une plante qui a des allures de plante préhistorique, et qui provient du jardin d’hiver de mon père, un kalenchoe daigremontina. La plante la plus prolifique en terme de multiplication puisque ce sont ces propres feuilles qui  s’auto – bouturent. Le vent les sème au quatre coins de la cour. J’en ai vu quelques unes chez mes voisins du – dessous.

Deux pots de menthe se disputent le rebord abrité – un pot d’une menthe sauvage, dite menthe pourpre ou menthe aquatique rubra –  et une autre de menthe dite chartreuse – une feuille moins râpeuse au toucher et très agréable dans les salades vietnamiennes.

Elles prennent ombrage sous un pied de sauge officinale et dont les branches aux feuilles si larges et veloutées, s’élancent vers la lumière. Elle fleurit d’un violet délicat et vient toucher le rebord d’un petit pied de achillea millefeuille, vissé en hauteur, au volet. Il aime l’exposition prolongée et la difficulté d’un terrain compliqué.

Ce jardin de poche occupe une place importante pour moi. Etes – vous aussi propriétaire d’un de ces petits paradis suspendus ? Quelles sont vos astuces pour gagner de la place et agrandir cette petite parcelle de vie ?

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Photo Project #4

Flou. Brumeux. Indécis. Vaporeux. Vague.

Ces derniers jours, j’ai eu l’impression de regarder la vie derrière la fenêtre d’un train lancé à grande vitesse sur les rails. Cette petite ivresse qui vous prend quand parfois le rythme des choses vous échappe.

Passer l’inconfort des premières impressions, il n’est parfois pas si désagréable de se laisser submerger et de laisser toutes les choses se déroulaient à brides abattues. Au fond, comme beaucoup d’entre nous, me sentir débordée me donne l’impression d’être vivante.

Juste ce qu’il faut. Pour voir les choses devant moi, les accomplir  et les laisser venir à moi d’elles – même, sans trop prévoir. Faire au jour le jour et relever des yeux vagues sur les heures qui s’étirent.

Encore une fois le thème de  » Photo Project  » était particulièrement inspirant pour moi. Une semaine à 100 à l’heure où tout s’est échappé pour revenir à la normale, doucement. Il m’a fallu émerger et retrouver le rythme. Et quoi de mieux que de se synchroniser sur les battements du cœur de  » l’Atelier  » et des filles.

photo_project_4_copyright_MulotBAtelier_Janvier16_copyright_MulotBAtelier_Janvier16_copyright_MulotBPour retrouvez les flous artistiques du  » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez d’autres brumeuses photographiées   | L’Atelier . PP#4 © Mulot B.  | Bague et médaillon Kara collection METIS 2016