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Le sens des choses / Mulot B. speak !

Il y a les jolies images ( merci Marie ) et les endroits que l’on aime. Et le plaisir de les partager avec vous, surtout.

Il y a des endroits chéris que l’on ne se lasse pas d’aller visiter, des adresses secrètes où l’on aime se donner rendez-vous avec de jolies choses.

‘La manufacture du Beau&de l’Utile’ est une adresse que j’aime tout particulièrement car elle ne ressemble à aucune autre à Toulouse, ni même ailleurs, je crois.

Elle est le reflet exact des goûts et de la personnalité d’Hélène – un sorte de carnet de ce qu’elle aime et de ce qui l’inspire, matérialisé dans une sélection qu’elle nous offre dans sa boutique.

Y exposer est toujours un beau projet pour moi – un projet qui me touche particulièrement car trouver une place parmi la collection si bien pensée d’Hélène, c’est comme me dire que mes bijoux sont davantage que ce qu’ils sont.

De jolis objets, certes.

Mais aussi de la réflexion, de la cohérence sur le fond comme sur la forme, des inspirations et des interprétations, de la recherche et surtout du sens. Car ce sens, c’est avant tout ce qui nous fait ‘marcher’, artisans et créateurs. C’est ce qui nous fait chercher et rechercher encore, ce qui motive notre travail et rythme notre quotidien.

C’est aussi ce que l’on partage avec vous, une histoire au travers d’un objet et son sens, et surtout l’écho que cela fait résonner en vous.

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Demains / La Ville Rose

‘Demains’ est un joli projet, dans la ville rose.

‘Demains’ ne date pas d’hier car déjà et bien avant, Elodie avait ce désir de vouloir pousser les portes closes d’ateliers et de rentrer dans ces sortes de laboratoires à idées.

Ces lieux divers où l’artisan, ce créateur, a toujours expérimenté, raté, abandonné, perfectionné, accomplit ou mit en forme.

Un envers du décor qui abrite tout ce que l’artiste ne montre pas derrière ce qu’il réalise. L’anti-chambre de la création.

‘Demains’ est donc la suite de ce qui est aujourd’hui, un engagement et un combat. Redonner une valeur à l’objet, un sens moral au geste, et une démarche à celui qui choisit de le posséder.

Dans son livre ‘Poésie d’atelier’ ( au-édition, paru en 2011 ), Elodie posait son regard sur la permanence de 10 créatrices originaires de la région Occitanie.

Sorte de carnet où la conversation silencieuse des photographies de Hortense Soichet entrait en résonance avec les dialogues retranscrits, entre Elodie et les différents artisanes. Ce livret esquissait, déjà, en images et en quelques mots, le projet abouti de ‘Demains’.

Aujourd’hui, ‘Demains’ existe virtuellement sur la toile et sincèrement au travers du travail d’Elodie – la maroquinerie – et des éditions limitées d’objets qu’elle propose.

Il se prolonge aussi au travers d’interviews de créateurs et artistes engagés dans ce même désir de valoriser une idée et de la réaliser, tout en mettant en lumière un objet issu de leur échange.

A découvrir, encore, toujours et demain.

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Poésie d’atelier, Elodie Marville octobre 2011 |  Retrouvez le projet ‘Demains’ en ligne ici

De la création / Mulot B. speak !

Il y a quelques semaines, lors d’un joli rendez-vous créatif à La manufacture du Beau et de l’Utile, j’ai rencontré Charlotte.

Charlotte est la créatrice de la marque de maroquinerie Mallow.

Charlotte est aussi une amoureuse de la création.

Au fur et à mesure de son cheminement entrepreneurial, une sorte d’état des lieux de la notion de création s’est imposée à elle comme dans une logique évidente.

Aujourd’hui, à l’heure où l’on défend le savoir-faire, la petite série, où l’on privilégie le geste et l’unicité,  comment défendre sincèrement l’idée même de la création ?

Comment justifier d’un coût, d’une approche ou encore d’une philosophie auprès des publics, confondus par la surproduction des marques largement relayée par les réseaux sociaux et les publicités ?

C’est la définition même de l’artisan qui est aujourd’hui bousculée, tiraillée par la valeur d’un travail, la visibilité nécessaire à sa survivance,  le rythme d’une consommation qui s’accélère sans cesse.

La nouveauté remplacée par la nouveauté, dans une cadence infernale et qui contribue à une sur-enchère. Une fébrilité dans nos achats, une incohérence dans nos besoins.

Un cycle qui va à l’encontre même de la notion de création – une idée ou un objet qui mature, une production qui s’élabore et se discute,  des étapes et des intermédiaires, et puis enfin l’objet.

J’ai parfois l’impression que nous sommes sur le fil, en lutte permanente avec un courant qui nous emmène vers un matérialisme insatiable et dont la nécessité n’est suscitée que parce que la société de consommation nous l’impose.

J’ai parfois l’impression que nous sommes pris dans une toile que nous avons nous-même tissée …

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Retrouvez le premier épisode sonore du podcast ‘Infusion Créative’ signé par Charlotte Mallow avec en invité Mulot B. ( surprise ). Le podcast avait pour thème la notion de création. Les images sont signées par la photographe Pascaline Hoffman.

Troc Boutures #3 / La Ville Rose

L’Atelier x Troc Boutures #3.

Samedi, une journée radieuse, cinq filles, des cookies, une centaine de boutures … et surtout, des belles énergies venues partager, troquer, poser des questions  autour d’une multitude de variétés et de belles plantes.

Cette troisième édition a évidemment tenu ses promesses, avec toujours et encore, en filigrane, créer du lien.

Internet rassemble virtuellement.

Oui, il diffuse. Oui, il prolonge l’idée. Oui, il organise en créant un intérêt commun.

Mais sans volonté humaine, ce formidable lien n’existe pas. Et pourtant, c’est parfois dans de simples petites boutures – ou un vélo, une exposition, une performance, la moustache, le swing ou encore Jean Rochefort – que se créent cette affinité qui nous permet de passer de ce que nous allons faire, à ce que nous avons fait.

Ce fut un joli moment, il y avait les timides, les premières fois, les téméraires, les habitués, les fans de Bernard Pivot, les passionnées et les passionnés, les connaisseurs, ceux qui ne restent que quelques minutes, et ceux qui ne restent que quelques minutes et peut être même une petit heure finalement … Un très bon moment de partage et d’optimisme.

Un merci spécial à nos contributeurs et dealeuses de boutures : Julie du blog My First Box,  Estelle du compte instagram Find & Cherish, Marie du blog Chez vous chez moi et Virginie, créatrice de la marque Mi Avril et surtout acolyte de grignotage en tout genre. L'Atelier x Troc Boutures #3 | Chez Vous Chez moiL'Atelier x Troc Boutures #3 | Chez Vous Chez moiL'Atelier x Troc Boutures #3 | Chez Vous Chez moiL'Atelier x Troc Boutures #3 | Chez Vous Chez moiL'Atelier x Troc Boutures #3 | Chez Vous Chez moiL'Atelier x Troc Boutures #3 | Chez Vous Chez moiL’Atelier x Troc Boutures #3, Marie du blog Chez vous chez moi, octobre 2017 |  L’Atelier 

Le regard des autres / Diary

Le regard des autres.

Il y a peu, je partageais avec vous des images de la campagne réalisée par Julie Tellier pour la collection de bijoux Halo, chez mon amie Julie Guittard, fleuriste aux doigts brillants et aux belles envolées florales.

Une campagne dont la spontanéité a donné une couleur particulière aux images.

Leur saveur réside, en grande partie, dans le naturel de Julie à conduire la séance, et plus que tout dans le caractère improvisé de celle-ci.

L’improvisation – au sens noble du terme – permet de créer une fraîcheur et un regain, dans le moment photographié, d’une incroyable intensité de vie. Elle agit tel un filtre et gomme les imperfections d’un cadrage ou d’un geste, et crée cet incroyable style qu’il est impossible de scénariser ou même de reproduire.

L’improvisation permet aussi d’amener les gens à se découvrir et permet de capter cet élan rare d’une réponse ou d’une attitude spontanée. Une réponse au-delà de notre éducation, de nos peurs et de notre jugement sur nous-mêmes.

Un jugement souvent dur, parfois aux antipodes de l’image que les autres perçoivent de nous ou de l’image que les autres se font de nous. Nous sommes les premiers à nous corseter dans une vision contraignante de nous-mêmes.

Lorsque je regarde les photos de cette campagne,  je les trouve très belles  … même lorsque je regarde celles où j’ai posé.

Je les trouve belles car je ne ne me reconnais pas. Je suis conditionnée depuis toujours à me voir comme une fille plutôt qu’une femme. Mon air juvénile m’a toujours cantonné au créneau de jeune fille, et la vision que j’ai de moi-même est donc arrêtée à un jeunisme qui m’a longtemps complexé plus jeune et qui, aujourd’hui, me surprend encore.

Lorsque je nous écoute parler de nous, je constate que nous sommes souvent nos plus cruels détracteurs. Ce que l’on regarde avec indulgence chez les autres ou que l’on qualifie de beauté pour certains, est souvent quasi irrecevable pour nous.

Et je ne fais pas exception à la règle.

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Collection Halo Printemps- Eté 2017, Mulot B. |  Images Julie Tellier

Ensemble / Diary

Samedi était une belle journée. Nous avions organisé à l’Atelier, un troc-bouture dont le principe était de troquer ou de vendre à un prix très symbolique, afin de rester dans un esprit d’échanges, de jolies plantes en devenir.

Il y avait des passionné(e), des connaisseurs, des néophytes, des amoureux, des dames, des messieurs, des enfants.

Il y avait beaucoup de sourires et beaucoup de rires, quelques bêtises, beaucoup de terre, une vingtaine de variétés de succulentes, de jolis pilea peperomioïdes, un pied de bourrache, deux iris violets, de la menthe odorante, des pothos, des kalanchoës et quelques inconnues .

Il y avait surtout un moment incroyable où le plaisir d’être ensemble avait supplanté la raison de ce rendez-vous.

L ‘excuse d’être ensemble. Tous ensemble.

Je crois profondément que cet individualisme qui nous caractérise tant  au yeux du monde et qui définit la culture française s’essouffle enfin. Être fort et frondeur ne suffit pas lorsque l’on est seul. Se tourner vers l’autre, échanger, partager sans attente, simplement, et libre de toutes arrières pensées est aujourd’hui plus que essentiel.

Vivre les uns à côté des autres, sans se mêler, sans poser de questions, en regardant droit devant soi est une exception française qui ne peut plus exister. Partager, co-habiter et se tendre la main sont des choses fondamentales dont nous avons tous besoin.

Hier était une belle journée de partage.

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Eponyme / La Ville Rose

Dimanche rose dans la ville éponyme. Les toits jaillissent et brillent sous les pluies du printemps. Et sèchent, à peine le soleil apparu.

La palette n’en finit plus de s’étendre. Le chair côtoie le gris, le rose pâle somnole au près du violine qui s’assombrit quand le ciel se couvre.

Et sous ce ciel blanc d’avril, les tuiles des toits de la ville s’écaillent dans la lumière tombante des jours qui s’allongent.

C’est le printemps sur la ville rose.

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Les petites choses / Diary

Pour conjurer le sort. Pour accompagner la vie. Les petites choses que l’on se récite gentiment pour se rappeler la vie sous une autre lumière. Et le sourire aux lèvres.

Pour moi, ça commence par des grains de poussière qui jouent le matin, dans la lumière. Les petits pas dansants du chat qui attend qu’une main le caresse. Le corps fatigué que l’on glisse dans les draps propres du lit tout juste fait. Le froid qui pique sur les joues, en hiver. Les petits ronds de lumière sur le mur. Le regard clair des jours de soleil. Le sac qui se balance, aux bouts des doigts, et qui contient ce petit pull si moelleux. Le t-shirt, à l’envers, du matin. Les bisous d’une moustache qui pique. Le crouton de la baguette que l’on croque sur le chemin du retour. L’eau froide d’un lac millénaire. Les yeux rouges après un film si beau. Les tartines de pain frais et le beurre qui n’en finit pas de fondre. La première cuillère de la première soupe de légumes de l’hiver. L’excitation et la porte que l’on ferme, sur le départ d’un beau voyage. Le frais du matin de la chambre que l’on aère. La chaleur du lit et le poids de la couette. Le souvenir oublié qui nous revient, là, maintenant d’un coup, sans raison. Les éclats de rire qui n’en finissent pas et le souffle qui nous manque …

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Révolution Textile / Mulot B. speak !

Dans révolution, il y a le son  » rêve « , et quoi de plus joli mot que de pouvoir rêver d’un beau duo avec la très responsable marque  » La Révolution Textile « .

Une marque de prêt-a-porté au branding impeccable & labellisé, dont la démarche éco-responsable s’inscrit dans cette prise de conscience qui s’amorce et qui interroge notre manière de consommer.

Une ligne de vêtements réfléchie et humaniste qui défend la logique de proximité, et un retour au savoir-faire maîtrisé et respectueux.

Quand Myriam, fondatrice de la marque, m’a contactée pour participer à la mise en image de sa nouvelle collection, ce fut comme une évidence.

Une collection inspirante et enjouée, aux airs d’escapades ensoleillées et de villégiatures à l’océan, sous le regard de Virginie Sannier, faiseuse de belles ambiances et jolies images.

Une équipée de talents et de bonnes humeurs – Sarah Fekir, MUA au style impeccable, la jeune et jolie Karen aux airs tendres de débutante, et quelques pièces aux coloris pastels de la collection Halo pour compléter les looks décidés par Myriam.

J’aurais l’occasion, bientôt, de vous dévoiler ce moment de travail, sous un ciel sans nuage et un vent de folie, dans une vidéo rythmée par quelques notes inspirées par une célèbre tropézienne ( et avec le concours de mon talentueux webmaster / webdesigner Benjamin Peré ).

En attendant, je vous laisse profiter des chouettes images de Virginie & des jolies pièces intemporelles de la nouvelle collection estivale de La Révolution Textile.

Collection Printemps- Eté 2017, La Révolution Textile |  Images Virginie SannierDSC_0584DSC_0606DSC_0430DSC_0469DSC_0148DSC_0614

L’Atelier 2017 / Mulot B. speak !

L’atelier. L’espace partagé.

Un espace où chacune occupe une partie d’un ensemble.

Une adresse sur le papier, une adresse au creux d’une rue mignonne où s’égrènent des numéros et des numéros.

Au 120, il y a nous. Je dis nous, parce que nous sommes ensemble. Nous l’avons décidé ainsi. Pour être plus fortes, pour former un tout, pour se serrer les coudes.

Il y a de la lumière.

Il y a de l’ordre et il y a du bazar, et il y a du bazar ordonné.

Il y a aussi France Inter et la musique qui rayonne. Les goûters et les goûters du vendredi. Le thé et l’eau dans le bocal pour remplir la théière qui ne passe pas au micro-ondes. L’évier beaucoup trop bas et le robinet qui inonde parfois la cuisine.  Il y a le ronron de la découpeuse et les journées tropicales lorsque le four à céramique monte en cuisson. Il y a aussi les journées maillots de bain, lorsque le four redescend après une cuisson. Il y a des petits coups de mous, des grands coups de rire. Il y a Jean Gui-Gui qui passe. Il y a Mamie grincheuse et Papi qui font la course, sur le trottoir. Il y a les petits mots scotchés à nos bureaux et il y a les gros mots qui nous font rire.

Et puis, il y a un vélo avec le petit siège d’Augustin. Il y a  aussi parfois les copines, les amies et les amis qui passent, qui goûtent ou qui boivent. Il y a très rarement quelques larmes mais toujours suivis de près par une chocolatine.

Il nous reste six mois avant la fin du premier bail de notre atelier. Six mois à partager l’espace, les jours et les sourires. Je les compte mais je ne veux pas y penser.

Au 120, il y a donc notre atelier, un espace partagé par trois petits mains et trois grands coeurs qui battent ensemble, celui de Fanny, de Virginie et le mien.

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