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Faire et défaire / Mulot B. speak !

De l’importance de savoir s’organiser – tout en douceur.

Savoir faire, sans défaire.

Car il bien difficile parfois de ne pas s’emmêler les pinceaux pour celui qui souhaite optimiser son emploi du temps.

Sachez que pour bien organiser son travail, il faut avoir déjà rangé un peu et fait du tri, dans sa tête.  Il n’y a pas de secret pour être organiser. Tout commence par le tri de ses idées, de ses envies et de ses objectifs.

De l’équilibre. Cet équilibre périlleux et qui parfois nous échappe. L’équilibre des forces et des priorités. Une sorte de mécanisme de la vie, où chaque petit geste prend son rôle très à coeur. Pour 2017, j’ai revu mes priorités, changer mes objectifs. J’ai laissé tomber tous ces gros mots et ces grandes phrases, et je me suis demandée quels étaient plutôt mes essentiels.

Dans quelle direction, je souhaite porter mon regard, et surtout qui et quoi regarder ? J’ai rangé mon calendrier – celui qui planifiait les 12 prochains mois de ma vie, aux millimètres près. J’ai sorti mon carnet à griffonner ainsi que mes jolies notes volantes, celles qui me permettent d’attraper les idées en vol lorsque celles – ci s’éparpillent en nuée confuse et évaporée.

J’ai réfléchi à la manière d’aborder les choses, peut-être se laisser porter davantage par les projets, les gens et les idées. Laisser aussi les occasions se présenter, plutôt que de forcer l’étincelle. Ecouter davantage ce que me murmure mon coeur & mes préférences, ce que j’aime et ce qui me plaît. Il est toujours plus plaisant de faire grandir un projet lorsque le sujet de celui -ci résonne en vous très fort.

Peut-être devrais-je cesser d’utiliser le mot  » devoir  » à tout bout de champ et le remplacer le plus souvent par  » aimer « .

Chaque chose a une place, il est vrai. Reste à savoir quel est l’importance que l’on accorde à tout ce qui remplit notre vie. Savoir faire et se défaire.

Ma petite May du chouette blog Vie de Miettes et mes deux acolytes de toujours – Moustache & Roquefort – vous ont concocté un petit semainier à télécharger. Histoire de s’aider à y voir plus clair et à démêler toutes ces idées échevelées.

À imprimer sans modération.

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Année 2016 / Diary

Elle aura été l’année des mille et un projets, l’année des grands et des petits rêves, l’année remplie de millions de toutes petites joies après l’orage des grands événements qui ont balloté nos vies. 

2016, une année d’interrogations, d’ententes, de mains tendues, une année à résister aux vents, fermer les écoutilles, hisser la grand voile et toujours revenir à la terre ferme. Ce point d’attache, cette petite île où je séjourne à l’abri de tout.

De l’importance d’avoir son havre de paix.

Plus les années filent et plus je suis persuadée que d’avoir un espace à soi est primordial pour rebondir, danser, sautiller, reprendre son souffle, s’assoir et repartir dans la ronde. Cet endroit, il est d’abord en soi, dans l’imaginaire de sa tête et puis, au fur et à mesure des années, il se matérialise. Certains sont fait de verre, un verre cristallin, laissant passer la lumière. D’autres sont fait de lianes et de branchages, se nourrissant du vent … la plupart sont beaux, multiples mais cachés à l’abri des regards. Il faut parfois montrer patte blanche, sonner plusieurs fois, revenir et saluer, chercher la porte pour se présenter. Et quel bonheur d’être invité à entrer dans une de ces îles bienveillantes.

2016 aura été l’année des amitiés, comme vous l’aurez deviné.

Je ne veux retenir, de cette année, que les rencontres cultivées et des liens amarrés pour de bon, et puis aussi quelques cordages dénoués, les voyages – peut – être un peu trop – et mon ancre aux bras d’acier, toujours là pour me ramener sur la terre ferme.

2016, goodbye & farewell.

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Inspiration / Mulot B. speak !

Le printemps s’étire et demain nous fêterons l’été. Je travaille actuellement sur la nouvelle collection. Des inspirations typées, une palette forte et violente, du bruit et des voix de femmes. Elles chantent, psalmodient et dansent en ronde.

Les prototypes sont prêts, les pierres enchâssées et je travaille actuellement sur la réalisation du shooting photo, de son ambiance, de ses prises de vues à choisir et toute son histoire à vous faire découvrir.

En attendant de pouvoir vous en montrer plus et surtout de pouvoir vous dévoiler les photographies issues de la séance, quelques images collectées de-çi de-là pour vous donner une idée de l’inspiration qui a nourri la création de ces nouveaux bijoux.

MulotB_Collection_hiver16 MulotB_Collection_hiver16(2)Sans titre, Julia Trotti | The Roma Journey, Joakim Eskildsen | Peony study, Courtney Tight |  Anonymous | Anonymous | Anonymous | Marion Cotillard pour W, Tim Walker 

Photo Project #8

Livre. Dévider les histoires comme les écheveaux de fils. Du bout des doigts, suivre les cours de mots et chevaucher les récits multiples de vies écrites.

Voyager de fond en comble et vivre des existences aux couleurs incroyables, parcourir les sens du bout des mots entre les phrases qui se mêlent aux odeurs. Respirer le gout du ciel dans la cour d’un aveu soufflé au creux du lit, pourfendre la peine dans la disparition d’un navire échoué sur le dos d’une baleine ou goûter du bout des lèvres les parfums de lieux secrets où s’échangent objets, rumeurs et libres – courts.

Il est si bon de trouver refuge dans un livre, lorsque nos existences vacillent et que le sens s’effile ou s’étiole le long des inquiétudes et des questionnements. Ils sont toujours de bons conseils et permettent cette respiration qui manque parfois aux décisions de la vie.

Bon dimanche à vous. Évadez – vous.

photo_project_8 photo_project_8(bis)Pour voyager aux creux des mots, au – delà des couvertures » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez livres | Livres . PP#8 © Mulot B.

Photo Project #5

Bleu. Les bleus et la mémoire du corps. Cette mémoire qui resurgit parfois au travers de maux. Et si le corps ne guérissait pas aussi vite que le cœur.

Il y a dix – huit ans, j’ai eu un accident de la route très grave. Un choc entre deux voitures et une sortie de route. Et puis, se sentir partir, s’engouffrer dans le pare-brise arrière de la voiture, être éjecté plus loin.

Quel silence ! Toutes les personnes ayant eu des accidents graves vous diront que la fureur du bruit, de la tôle qui se froisse n’existent pas dans ces moments là. Le silence, et le temps qui semble hésiter entre les histoires qui se croisent, les scénarios qui se dessinent et puis l’issue. Elle fut bonne pour moi, pour nous.

Dix – huit ans après, la mémoire du corps se manifeste. Ça tire, ça tend, la douleur se réveille et il faut reprendre le corps en main et remettre d’aplomb ce qui avait été oublié.

Il n’est jamais trop tard pour réparer les choses.

Le thème de ce  » Photo Project  » pour cette semaine est bleu. Un thème que j’ai choisi de traiter de manière plus personnelle, naturellement. Le corps a pris la parole. Il était temps pour moi de clore l’histoire et de boucler la boucle pour s’alléger.

photo_project_copyright_MulotBphoto_project_5_MulotBPour retrouvez tous les camaïeux de bleu du  » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez d’autres couleurs | Bleu . PP#5 © Mulot B.

Photo Project #3

Histoire de vestiaire. Il y a quelques jours, je recevais dans ma boite aux lettres, une jolie petite paire d’escarpins. Rien de bien émouvant ou d’exceptionnel. Et pourtant !

Cette petite paire d’escarpins, je les ai rêvé longtemps comme beaucoup d’autres jolies chaussures à talons – grands et petits. Mais voila, 35 est une taille difficile à trouver pour de jolies chaussures tellement féminines.

Oui, de jolies petites chaussures tellement féminines où pourraient enfin se loger mes petits pieds.

Et puis les voici, trouvées au hasard d’une recherche, tout veloutées et ce noir si élégant. Je projette déjà leur petits talons, à mes pieds, le jour où j’irais co-signer avec ce monsieur Mulot. Car il parait que l’on co-signe quand on s’engage en couple.

Les jolis escarpins.

Pour ce troisième rendez-vous  » Photo Project « , ce sera donc et vous vous en doutez, le thème  » shoes  » qui sera illustré. Il est bon de reconnaitre que le hasard fait bien les choses parfois.

photo_project_MulotB_copyrightPour retrouvez les autres godillots du  » Photo Projet « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez de quelles autres chaussures on cause  | Shoes . PP#3 © Mulot B.  | Escarpins Haden ASOS

Photo Project #2

La fulgurance du passage de ces premiers jours de l’année 2016 est incroyable. Et pourtant, une impression de lenteur s’éternise dans la lumière qui décroit au fil des heures.

Le monde semble se figer, recroqueviller sur lui -même à mesure que les températures baissent. L’hiver approche et s’installe dans le fond de l’air et dans la lumière froide des matins en brume. Les toits de Toulouse pâlissent sous le vernis du crachin.

J’entame ce nouveau rendez – vous du challenge  » Photo Projet  » sur le thème   » bois « . Je suis une fille des villes par défaut, battre la campagne et marauder à la récolte comme lorsque j’étais enfant, me manque terriblement parfois.

Il n’empêche que la balade du dimanche s’est transformée en marivaudage au marché et promenade dans la ville rose. Sous une petite pluie glacée et entre 2 nuages gris, quelques courses pour grappiller des légumes & une ou deux branches d’ilex aux fruits mûrs.

Et au retour de cette sortie dominicale, la chaleur d’un café bien chaud et une tasse de thé bien citronnée,  et savourer le ronron chaleureux de la maison. Et se rendre compte de la chance d’avoir un endroit bien à soi.

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Pour retrouvez toutes les balades du  » Photo Projet « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez de quelles autres manières on se réveille  | Bois . PP#2 © Mulot B.

P.H Fitzgerald / Revue de Presse

A Muse / Amuse. Un bel esprit, un univers autour et dans les images de ce talentueux photographe originaire de Portland, mégalopole engagée et résolument tournée vers l’énergie verte.

Il y a du symbole, il y a une idée rêveuse dans un traitement réaliste. Il y a de la force dans la douceur, de l’observation dans  le déclencheur de cet objectif. Oui un bien bel esprit que ce monsieur P.H Fitzerald. Je vous invite à feuilleter son portefolio et peut-être, vous offrir un de ces merveilleux tirages, éléments empruntés à cette série judicieusement nommée Overgrowth.

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