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Petit bijou / Mulot B. speak !

Quelques mots échangés, une idée puis deux, des encouragements, quelques images, de jolis fous-rires et voilà…

Le voilà, ce petit diy réalisé pour la nouvelle parution des éditions de Saxe. Un petit  pas à pas partagé avec la douce May de Vie de Miettes. Qui d’autre ? La complice de bien jolis projets et de quelques rêves bien éveillés. Je ne pouvais pas choisir mieux que cette petite étoile.

Et le voilà … Quelques pages rien que pour vous et une toute première expérience pour moi. Au détour de cette idée, le plaisir de vous transmettre un peu de moi, de mon univers mais aussi de mon métier. Le choix de cet objet – de ce bijou –  je le voulais précieux. Je le voulais  à la fois sincère et discret. Je le voulais aussi indispensable. Comme cet objet qu’inconsciemment on replace dans les cheveux pour se rassurer, que l’on touche pour se porter – bonheur et que l’on ajuste pour mieux plaire. Un peigne – bijou qui viendrait orner, à toutes, vos cheveux.

Dans une natte tressée, dans un carré bien lissé, au creux de l’oreille, dans le pli d’un chignon ajusté, dans une mèche sage, dans un accroche – coeur qui se rebelle, pour un rendez – vous galant, pour une séance de cinéma, pour un repas entre copines, pour le plaisir de se coiffer, pour s’aimer – un peu plus – dans le miroir, pour se faire belle, pour s’amuser, pour attirer un regard, pour appeler un compliment, pour soi, pour lui, pour elle, pour elles et pour eux. Le voila, donc, ce petit pas à pas qui j’espère vous plaira autant qu’il m’a plu de le réaliser.

Et puis, retrouvez dans ce très bel ouvrage d’autres projets créatifs à accomplir, mais aussi des billets d’humeur rédigés avec amour et des récits de jolis voyages aux horizons rêveurs par la belle équipe composée de May du blog vie de Miettes, Hélène pour mes jolis mômes, Camille de ritalechat, Noémi de trendymood et Zess de zess.

Do It Yourself Peigne - Bijou façon Mulot B. |  Image May Lopez | Webzine Saxe, n°1, décembre 2016 | Les éditions de Saxe

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Ecoute / Diary

Ecoute et ferme les yeux.

Ecoute et respire profondément.

Ecoute et cherche du bout des doigts la vie qui palpite autour de toi.

Et maintenant, ouvre les yeux et regarde avec moi.

La brume est dans l’air, accrochée aux cimes des grands barbus. Elle sillonne les arbres et les sapins, entre les branches. Elle monte, disparait et revient en submergeant les hauteurs de la forêt cévenole.

Nappée dans ce voile de gouttes, la lumière blanche des cieux immobilise cette marée sylvestre aux accents sombres. Parfois, la vie palpite dans les couleurs changeantes de châtaigniers égarés en groupe, qui ébrouent leur feuillage enflammé.

La terre est belle, grasse et prodigue. Les fruits d’automne tombent et jonchent le sol empâté de feuilles et bogues laissées vides. Partout, la richesse décadente d’une saison qui se meurt, brûlent les dernières flammes d’une vie qui s’anime avant de s’éteindre.

Dans un dernier élan de vie , la nature s’offre et partout sortent de terre, lépiotes, rosés, mousserons et lactaires. Baies fleurissent en grappes charnues, plus belles encore, aux couleurs profondes et sombres.

L’épisode cévenol fait rugir le ciel et l’eau tombe drue sur cette abondance qui n’en finit plus de donner les récoltes de la nature.

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Dimanche / Diary

J’ai l’humeur un peu sourde. L’automne a commencé à s’installer un peu partout : dans les feuilles qui jonchent le sol, dans le frais des premières heures, dans la lumière dorée des journées qui raccourcissent …

Je serre les dents. Littéralement parlant.

Il parait que c’est parce que mon cerveau tourne à 1000 à l’heure, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il faut débrancher me dit – on gentiment. Mais comment ? Difficile pour moi de  » débrancher « , ce n’est pas dans mon caractère. Ce n’est pas dans ma nature. J’aime ce rythme grisant.

Difficile de débrancher aussi, mon métier ne me le permet pas. Un coup d’avance, toujours à avoir, un coup en plus à jouer pour ne pas se laisser distancer. Prévoir est certainement l’un de mots que j’utilise le plus. C’est aussi le quotidien des personnes qui ont choisi de travailler de manière autonome. Sans filet.

Je serre les dents au sens propre, comme au sens figuré. C’est ainsi parce que je suis ainsi, et parce qu’aujourd’hui, serrer des dents, c’est aussi s’accrocher. Ne pas perdre la main, s’emmener dans de beaux projets, continuer à rêver à de petites choses qui nourrissent de grands rêves et collectionner les sourires satisfaits.

Et puis en attendant, le petit jardin suspendu s’étire et pousse encore encore … Sédums de toutes sortes et succulentes n’en finissent plus, de concert, de s’installer petit à petit. Ils s’accrochent, s’étirent, s’étendent de  » petits à petits « .

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Après Fantin-Latour / Mulot B. speak !

Il y a des petits projets, confidentiels et secrets, que l’on garde en tête, et dont l’idée s’affaire aussi vite qu’un ciel de grand vent.

Lorsque Delphine m’a contacté pour me parler d’un de ces petits projets qui nous entortillent l’esprit, elle m’a parlé de Fantin – Latour, d’Henri, du palais du Luxembourg, de Paris, de sa soeur, de poètes maudits et de bijoux.

Dispersés dans sa peinture, ils s’égrènent à un poignet, dans le pli d’une corsage ou le long d’une nuque découverte. Fantin – La tour ne peint pas de rivières, ni de diamants qui scintillent de mille – feux dans des effets de palette. Fantin – Latour peint des femmes silencieuses aux mains calmes mais aux regards de tempête. Le noir de leurs pupilles suffisent à parer les portraits qu’elles lui inspirent.

Et puis le reste est accessoire, une dentelle qui chemine le long d’un col en calicot, des fleurs de soies piquées au chapeau, le jonc à clapet d’un poignet, le bleu froid d’une améthyste, le médaillon d’un bijou de cou glissé dans un ruban.

Il y a bien quelques coquettes qui demandent, afin de paraître plus officiel, une touche d’ors et quelques grammes de pierres fines ajoutées à leurs figures.

Mais il les préfère, elles. Elles sont l’écrin d’une vie secrète multiple et emportée, cachée sous leur corset pareil à ces bijoux sans teint, ni dorure mais qui renferment en leur coeur, l’éclat d’une perle parfaite.

Exposition  » Fantin – Latour, à fleur de peau  » | Musée du Luxembourg | Du 16 septembre 2016 au 12 février 2017

Bijou Mulot B x Fantin-Latour Bijou Mulot B x Fantin-LatourBijou Mulot B x Fantin-LatourBijou Mulot B x Fantin-LatourFantin-Latour Henri, Portrait de Charlotte Dubourg, Musée d’Orsay , 1921 | Bijou Médaillon Charlotte, Mulot B. |  En vente sur Après Fantin- Latour, la galerie 

 

Inspiration / Mulot B. speak !

Le printemps s’étire et demain nous fêterons l’été. Je travaille actuellement sur la nouvelle collection. Des inspirations typées, une palette forte et violente, du bruit et des voix de femmes. Elles chantent, psalmodient et dansent en ronde.

Les prototypes sont prêts, les pierres enchâssées et je travaille actuellement sur la réalisation du shooting photo, de son ambiance, de ses prises de vues à choisir et toute son histoire à vous faire découvrir.

En attendant de pouvoir vous en montrer plus et surtout de pouvoir vous dévoiler les photographies issues de la séance, quelques images collectées de-çi de-là pour vous donner une idée de l’inspiration qui a nourri la création de ces nouveaux bijoux.

MulotB_Collection_hiver16 MulotB_Collection_hiver16(2)Sans titre, Julia Trotti | The Roma Journey, Joakim Eskildsen | Peony study, Courtney Tight |  Anonymous | Anonymous | Anonymous | Marion Cotillard pour W, Tim Walker 

Confiture / Kitchen Hell

Pour conjurer le stress de mes vies – oui, je reste persuadé que nous vivons bien des vies quotidiennement, sur bien des niveaux et bien des chemins – je me rassure au travers de petits gestes. 

Ces petites choses que notre esprit connait si bien, et même par coeur. Prévisibles et rassurantes, elles nous ancrent dans la réalité et dans un immédiat tellement apaisant.

Ces derniers temps, elles émaillent et ponctuent, comme une respiration à la surface avant de regagner les profondeurs, les flots subversifs de mon quotidien.

Recette de la confiture de tomates vertes – dans un grand fait – tout, verser 500 grammes de sucre cristal, 5 tomates vertes très mûres que vous aurez coupé en morceaux grossiers. Ajouter un zeste de citron râpé grossièrement ( bio de préférence, les pesticides sont stockés dans la peau ) et son jus pressé. Attention à ne pas laisser un pépin car il amènera de l’amertume à votre confiture. En revanche, les pépins des tomates amèneront la pectine nécessaire à la bonne tenue de la confiture.

Porter à ébullition. Puis baisser et laisser mijoter à feu moyen pendant 30 à 40 minutes.

Pour vérifier si votre confiture est bien prise, mettre une petite assiette au congélateur 10 minutes. Déposer une petite cuillère de confiture chaude sur l’assiette froide et replacer, 1 minute, dans votre congélateur. La sortir et avec votre doigt, tester la texture de celle – ci. Si elle est trop liquide, elle doit continuer à cuire encore une peu. Si elle est légèrement gélifiée, c’est qu’elle est prête à être mise en pot.

Dernière étape, passer votre confiture au tamis  afin de retirer la peau et les pépins mais réserver dans une assiette, les zestes de citron. Ils serviront de décoration. Mettre en pot – que vous aurez stériliser au préalable – et laissez refroidir tranquillement.

A déguster avec du fromage frais de brebis, sur une bonne tranche de pain et quelques brins de thym frais.

Le bonheur est dans les petites choses du quotidien.

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Jardin de Sedum / Green Life

Petit post du dimanche. Dehors la journée décline petit à petit.

J’ai profité de la douceur de cette journée du 1ier mai pour m’occuper du minuscule jardin que je cultive sur le rebord de ma fenêtre de cuisine. Un tout petit jardin qui grimpe le long des volets et qui s’échelonne par un ingénieux système de mini – balconnet vissé au rebord en pierre.

Une sorte de jardin à étage et à niveau qui se replie l’hiver, sous les températures peu clémentes, et qui se déploie au printemps quand la nature se réveille.

Cette année, on retrouve encore et toujours, occupant l’étage du  » vide  » et le plus grand espace, un membre de la famille des sedums palmeri. Ils fleurissent en grappes de petites fleurs étoilées jaunes et le bout de leurs feuilles, d’un vert tendre, rosie d’un beau lie – de – vin lorsqu’elles sont très exposées au soleil. Elles s’emparent du vide et ne cessent de se bouturer en un réseau compact.

Sur les côtés, vissés au volet de gauche d’autres sedums – l’orpin de Nice – plus élégants et élancés, avec leurs têtes harponnées de toutes petites feuilles pointues. Ils fleurissent en blanc.  Leurs racines forment aussi un réseau très compact mais fragile.

Sur le rebord, un pot de sedeveria qui ne cesse de se diviser encore et encore. Il faut, de temps à autre, nettoyer les feuilles qui ont séché autour de chaque nouvelle tête. Cela leur permettra de s’élargir pour mieux devenir autonome et produire leur propre réseau de racines.

A coté, une nouvelle recrue offerte par mon amie Morgane, directement bouturée de son jardin. Un joli sedum appelé  » china doll « . Je l’ai mis à raciner, dans un verre d’eau. Une multitude de petites racines, pas plus grosses que des filaments, sont apparues. Il est maintenant dans un petit pot de terre, prêt à grandir.

A côté, dans un grand bac de zinc, mélangé un sedum rubrotinctum qui s’évade dans le pot des autres. Et en particulier celui d’un graptosedum bronze dont les feuilles au sol s’auto – bouturent si facilement. Je les aime tout particulièrement car ils proviennent tous deux du jardin de ma mère, passée maître dans la culture sur balcon. 

Elles bataillent avec une petite agave maraudée dans les collines  du Var et qui, si elle était plantée en pleine terre, deviendrait aussi énorme que ces congénères.

Elle s’acclimate assez bien à côté d’une plante qui a des allures de plante préhistorique, et qui provient du jardin d’hiver de mon père, un kalenchoe daigremontina. La plante la plus prolifique en terme de multiplication puisque ce sont ces propres feuilles qui  s’auto – bouturent. Le vent les sème au quatre coins de la cour. J’en ai vu quelques unes chez mes voisins du – dessous.

Deux pots de menthe se disputent le rebord abrité – un pot d’une menthe sauvage, dite menthe pourpre ou menthe aquatique rubra –  et une autre de menthe dite chartreuse – une feuille moins râpeuse au toucher et très agréable dans les salades vietnamiennes.

Elles prennent ombrage sous un pied de sauge officinale et dont les branches aux feuilles si larges et veloutées, s’élancent vers la lumière. Elle fleurit d’un violet délicat et vient toucher le rebord d’un petit pied de achillea millefeuille, vissé en hauteur, au volet. Il aime l’exposition prolongée et la difficulté d’un terrain compliqué.

Ce jardin de poche occupe une place importante pour moi. Etes – vous aussi propriétaire d’un de ces petits paradis suspendus ? Quelles sont vos astuces pour gagner de la place et agrandir cette petite parcelle de vie ?

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Les Intemporels / Mulot b. speak !

J’ai le plaisir de vous présenter la nouvelle campagne  » Les Intemporels  2016  » vue par Christelle Claude, photographe du très joli site  » Les Filles au beurre salé « .

Les nouveaux motifs & vos petits bracelets refleurissent avec les beaux jours. Délicatesse des formes végétales – fleurs & feuilles – et toujours, les étoiles qui restent intemporelles.

Une vision douce et pleine de simplicité, où les rondeurs de l’enfance accompagnent les ors des bracelets. Une belle atmosphère comme suspendue en son vol. Et déjà, on semble entrevoir les sourires timides, derrière l’invisible de ces jolies modèles aux visages ronds de poupées.

Le travail de Christelle est ainsi, discret, temporel et rassurant. Tout est dans un détail, une bouche qui s’étire, une main qui frissonne et la lumière qui balaye les objets d’un calme quotidien.

Une très belle interprétation de la nouvelle collection  » Les Intemporels « . Merci Christelle pour cette très belle proposition & ce regard.

Les_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeLes_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeLes_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeLes_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeLes_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeRetrouvez le travail de Christelle Claude sur son blog ainsi que sur sa page facebook. Elle vend aussi ses très belles images sur sa boutique en ligne | Les intemporels . Mulot B © Christelle Claude

Photo Project #8

Livre. Dévider les histoires comme les écheveaux de fils. Du bout des doigts, suivre les cours de mots et chevaucher les récits multiples de vies écrites.

Voyager de fond en comble et vivre des existences aux couleurs incroyables, parcourir les sens du bout des mots entre les phrases qui se mêlent aux odeurs. Respirer le gout du ciel dans la cour d’un aveu soufflé au creux du lit, pourfendre la peine dans la disparition d’un navire échoué sur le dos d’une baleine ou goûter du bout des lèvres les parfums de lieux secrets où s’échangent objets, rumeurs et libres – courts.

Il est si bon de trouver refuge dans un livre, lorsque nos existences vacillent et que le sens s’effile ou s’étiole le long des inquiétudes et des questionnements. Ils sont toujours de bons conseils et permettent cette respiration qui manque parfois aux décisions de la vie.

Bon dimanche à vous. Évadez – vous.

photo_project_8 photo_project_8(bis)Pour voyager aux creux des mots, au – delà des couvertures » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez livres | Livres . PP#8 © Mulot B.

Photo Project #7

Far Away. Les voyages forment la jeunesse. Ils creusent aussi cette indomptable envie de marcher encore plus loin, un mouvement du flux et du reflux.

Carte Postale était le thème de ce  » photo project « . Je n’ai que très peu d’images de mes voyages. Le nez en l’air, je regarde et je préfère voir l’instant. Mes souvenirs sont fait de sensations, de rencontres et d’objets. Je ne me vois pas voyager autrement.

 » Got get ‘ em Tiger  » fait parti de ces quelques choses que je m’impose à rapporter de ces errances voyageuses. Ramenée lors de mon séjour à Singapore, accompagnée de deux petits avions en bois léger et imprimé, cette carte me rappelle à la chaleur enivrante de ses latitudes.

A l’ombre de la jungle sauvage dans la ville hyper – urbaine, aux sons des oiseaux qui chantent les mouvements de la vie sauvage encore si présente, tout se replace en souvenirs harmonieux. J’ai tant aimé me sentir si démesurément petite et pourtant tellement vivante.

 » Voir  » et  » fouler  » pour la première fois est une drogue douce et si enivrante, qu’il est totalement impossible de ne par rechercher encore et encore cette sensation au travers des voyages.

Plus loin. Encore.

photo_project_7_copyrightMulotBPour retrouvez toutes les errances et autres détours du  » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez d’autres voyages | Carte Postale & Rifle and Paper co . PP#7 © Mulot B.