Archives par mot-clé : chronique d’un auto-entrepreneur

Jardin d’hiver / Mulot B. speak !

Juillet 2019. Jardin d’hiver.

De cette séance photographique, je retiendrais le souvenir d’une journée chaude et d’un collège de femmes choisies et inspirées.

La fraîcheur des fleurs, la vivacité d’un regard noir, les paillettes d’une lèvre maquillée, l’éclat d’un bijou et le froissement d’une étoffe riche.

De ce monde de femmes, d’un regard, l’étincelle est captée dans des instantanés d’images qui fixent la magie du moment – d’une minute capturée, d’un geste couché sur l’écran – à jamais, par l’appareil.

« Jardin d’hiver. Dans le secret d’un atelier, abrite la désinvolte tranquillité d’une femme et de son cœur, palpitant à chaque remous du monde. Au creux de ses bras, dans la courbe de son sein et d’une larme au bout de ses cils, naissent les rêveries terrestres d’une journée alanguie. »

Jardin d'hiver Jardind'hiver Jardin d'hiverJardin d'hiverJardin d'hiverJardin d'hiverJardin d'hiverJardin d'hiverShooting ‘ Jardin d’hiver ‘ | DA & image Madame Léon – design | Artisan floral Vert Autrement | MUAH Instax Make up | Bijoux Mulot B. | Vestiaire Atelier Swan | Modèle Margaux | Sous-vêtement Chichi Castelnango

 

Divine Dante / Mulot B. speak !

La genèse.

La source.

L’extrémité du fil que l’on saisit et que l’on égrène de ses doigts, que l’on fait glisser encore et encore, et qui nous permet de suivre le filament de cette idée.

Car tout part souvent d’une seule chose, d’un seul commencement – dans mon cas et à chaque fois – tout part d’un mot auquel je m’accroche.

‘Divine’ était mon point de départ.

Ensuite, il y a eu ‘Antique’, ‘Comédie’ et puis ‘Grâce’ et au fur et à mesure des mots, il y eut aussi des touches de couleurs, un rose chair subtil, l’incarnadin d’une joue et la blancheur de la peau.

Et puis, toutes les images – une page de plus à mon carnet Pinterest – les mains délicates, le détail en tulle d’une manche, Maria Callas, Elie Saab, Gustave Doré, des mains encore, les pages d’un herbier, des étoffes froissées, pliées, suspendues et étendues …

L’inspiration est là, et déjà la vision se précise vers une mise en scène simple et gracieuse, belle, directe dans la nudité de sa mise en forme.

Et puis, il y avait aussi ce besoin de faire ressentir les sentiments qui ont inspiré cette collection – Dante – la grâce ressentie durant les mois qui ont précédé sa création. Ces moments où la vie s’est déroulée et a grandi petit à petit, en moi.

Discrète et fragile d’abord, et puis forte et animée ensuite.

Telle le cheminement d’une idée, la vie a inspiré la création.

‘Dante’ est née de ma fille.

Dante_inspiration_3Dante_inspiration_4Dante_inspiration_2Dante_inspirationDANTE_copyright_MulotB.Nylon Tulle sockes Pan and the dream |  Photographe Anonyme  | Maria Callas Medea 1961 | Silk and Willow instagram | Magical Marocco India Kangaroo | Photographe Anonyme | Silk Organza Ruffled Sleeve Kimono Moda Operandi | Photographe Toino Abel  | Collection ‘Dante’ Mulot B. x The Berries and Paper Bazaar.

Baiona / Ca bouge !

Et à l’ouest, au bout, il y a l’océan.

Faire une pause pour respirer, faire circuler l’air dans ses poumons pour mieux aérer sa matière grise.

J’ai pris quelques jours, sur un coup de tête – sur un coup de cerveau, pour être juste – et je suis allée voir l’océan, là-bas.

J’ai posé mes valises à Bayonne, pour essayer de désembrouiller tout ça, en balayant d’un grand coup de vent et d’un grand bol d’air, les fils emmêlés de mes pensées.

Notre cerveau ne représente que seulement 2% de notre volume, mais il consomme à lui tout seul 20% de l’oxygène respiré. En anglais, n’utilise t-on pas le mot ‘brainstorming’ … cela veut tout dire. Respirer pour mieux penser.

Je me suis mise au vert, littéralement, en parcourant les allées du jardin botanique de Bayonne ou Baiona comme disent les basques.

Un jardin serti par les remparts, à l’abri des vents.

Il m’a fait pensé à ma tête ; un espace rempli de belles choses luxuriantes, d’encours en cours, d’images grisées et de couplets entêtants. Certains en attente d’être réparés, d’autres en attente d’une conclusion. Et autour ce rempart qui protège certes, mais qui empêche aussi d’étendre les projets, d’ouvrir de nouveaux espaces et d’horizons.

J’ai donc traversé la Nive et je suis arrivée sur la plaine d’Ansot. J’ai marché dans ses bois et ses champs, regardé les oiseaux et respiré à plein poumons pour mieux réfléchir.

C’est une étendue sans limite, parcouru de sentiers et d’idées qui cheminent, et de grands vents qui rougissent les joues et font briller les yeux.

C’est ainsi que j’aimerais pouvoir penser, sans limite et sans contrainte. C’est ainsi que je souhaiterais me sentir.

Inspirée et plus libre.

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Le sens des choses / Mulot B. speak !

Il y a les jolies images ( merci Marie ) et les endroits que l’on aime. Et le plaisir de les partager avec vous, surtout.

Il y a des endroits chéris que l’on ne se lasse pas d’aller visiter, des adresses secrètes où l’on aime se donner rendez-vous avec de jolies choses.

‘La manufacture du Beau&de l’Utile’ est une adresse que j’aime tout particulièrement car elle ne ressemble à aucune autre à Toulouse, ni même ailleurs, je crois.

Elle est le reflet exact des goûts et de la personnalité d’Hélène – un sorte de carnet de ce qu’elle aime et de ce qui l’inspire, matérialisé dans une sélection qu’elle nous offre dans sa boutique.

Y exposer est toujours un beau projet pour moi – un projet qui me touche particulièrement car trouver une place parmi la collection si bien pensée d’Hélène, c’est comme me dire que mes bijoux sont davantage que ce qu’ils sont.

De jolis objets, certes.

Mais aussi de la réflexion, de la cohérence sur le fond comme sur la forme, des inspirations et des interprétations, de la recherche et surtout du sens. Car ce sens, c’est avant tout ce qui nous fait ‘marcher’, artisans et créateurs. C’est ce qui nous fait chercher et rechercher encore, ce qui motive notre travail et rythme notre quotidien.

C’est aussi ce que l’on partage avec vous, une histoire au travers d’un objet et son sens, et surtout l’écho que cela fait résonner en vous.

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Demains / La Ville Rose

‘Demains’ est un joli projet, dans la ville rose.

‘Demains’ ne date pas d’hier car déjà et bien avant, Elodie avait ce désir de vouloir pousser les portes closes d’ateliers et de rentrer dans ces sortes de laboratoires à idées.

Ces lieux divers où l’artisan, ce créateur, a toujours expérimenté, raté, abandonné, perfectionné, accomplit ou mit en forme.

Un envers du décor qui abrite tout ce que l’artiste ne montre pas derrière ce qu’il réalise. L’anti-chambre de la création.

‘Demains’ est donc la suite de ce qui est aujourd’hui, un engagement et un combat. Redonner une valeur à l’objet, un sens moral au geste, et une démarche à celui qui choisit de le posséder.

Dans son livre ‘Poésie d’atelier’ ( au-édition, paru en 2011 ), Elodie posait son regard sur la permanence de 10 créatrices originaires de la région Occitanie.

Sorte de carnet où la conversation silencieuse des photographies de Hortense Soichet entrait en résonance avec les dialogues retranscrits, entre Elodie et les différents artisanes. Ce livret esquissait, déjà, en images et en quelques mots, le projet abouti de ‘Demains’.

Aujourd’hui, ‘Demains’ existe virtuellement sur la toile et sincèrement au travers du travail d’Elodie – la maroquinerie – et des éditions limitées d’objets qu’elle propose.

Il se prolonge aussi au travers d’interviews de créateurs et artistes engagés dans ce même désir de valoriser une idée et de la réaliser, tout en mettant en lumière un objet issu de leur échange.

A découvrir, encore, toujours et demain.

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Poésie d’atelier, Elodie Marville octobre 2011 |  Retrouvez le projet ‘Demains’ en ligne ici

De la création / Mulot B. speak !

Il y a quelques semaines, lors d’un joli rendez-vous créatif à La manufacture du Beau et de l’Utile, j’ai rencontré Charlotte.

Charlotte est la créatrice de la marque de maroquinerie Mallow.

Charlotte est aussi une amoureuse de la création.

Au fur et à mesure de son cheminement entrepreneurial, une sorte d’état des lieux de la notion de création s’est imposée à elle comme dans une logique évidente.

Aujourd’hui, à l’heure où l’on défend le savoir-faire, la petite série, où l’on privilégie le geste et l’unicité,  comment défendre sincèrement l’idée même de la création ?

Comment justifier d’un coût, d’une approche ou encore d’une philosophie auprès des publics, confondus par la surproduction des marques largement relayée par les réseaux sociaux et les publicités ?

C’est la définition même de l’artisan qui est aujourd’hui bousculée, tiraillée par la valeur d’un travail, la visibilité nécessaire à sa survivance,  le rythme d’une consommation qui s’accélère sans cesse.

La nouveauté remplacée par la nouveauté, dans une cadence infernale et qui contribue à une sur-enchère. Une fébrilité dans nos achats, une incohérence dans nos besoins.

Un cycle qui va à l’encontre même de la notion de création – une idée ou un objet qui mature, une production qui s’élabore et se discute,  des étapes et des intermédiaires, et puis enfin l’objet.

J’ai parfois l’impression que nous sommes sur le fil, en lutte permanente avec un courant qui nous emmène vers un matérialisme insatiable et dont la nécessité n’est suscitée que parce que la société de consommation nous l’impose.

J’ai parfois l’impression que nous sommes pris dans une toile que nous avons nous-même tissée …

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Retrouvez le premier épisode sonore du podcast ‘Infusion Créative’ signé par Charlotte Mallow avec en invité Mulot B. ( surprise ). Le podcast avait pour thème la notion de création. Les images sont signées par la photographe Pascaline Hoffman.

Le regard des autres / Diary

Le regard des autres.

Il y a peu, je partageais avec vous des images de la campagne réalisée par Julie Tellier pour la collection de bijoux Halo, chez mon amie Julie Guittard, fleuriste aux doigts brillants et aux belles envolées florales.

Une campagne dont la spontanéité a donné une couleur particulière aux images.

Leur saveur réside, en grande partie, dans le naturel de Julie à conduire la séance, et plus que tout dans le caractère improvisé de celle-ci.

L’improvisation – au sens noble du terme – permet de créer une fraîcheur et un regain, dans le moment photographié, d’une incroyable intensité de vie. Elle agit tel un filtre et gomme les imperfections d’un cadrage ou d’un geste, et crée cet incroyable style qu’il est impossible de scénariser ou même de reproduire.

L’improvisation permet aussi d’amener les gens à se découvrir et permet de capter cet élan rare d’une réponse ou d’une attitude spontanée. Une réponse au-delà de notre éducation, de nos peurs et de notre jugement sur nous-mêmes.

Un jugement souvent dur, parfois aux antipodes de l’image que les autres perçoivent de nous ou de l’image que les autres se font de nous. Nous sommes les premiers à nous corseter dans une vision contraignante de nous-mêmes.

Lorsque je regarde les photos de cette campagne,  je les trouve très belles  … même lorsque je regarde celles où j’ai posé.

Je les trouve belles car je ne ne me reconnais pas. Je suis conditionnée depuis toujours à me voir comme une fille plutôt qu’une femme. Mon air juvénile m’a toujours cantonné au créneau de jeune fille, et la vision que j’ai de moi-même est donc arrêtée à un jeunisme qui m’a longtemps complexé plus jeune et qui, aujourd’hui, me surprend encore.

Lorsque je nous écoute parler de nous, je constate que nous sommes souvent nos plus cruels détracteurs. Ce que l’on regarde avec indulgence chez les autres ou que l’on qualifie de beauté pour certains, est souvent quasi irrecevable pour nous.

Et je ne fais pas exception à la règle.

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Collection Halo Printemps- Eté 2017, Mulot B. |  Images Julie Tellier

A soi / Diary

Je me souviens de ce choix comme d’une évidence, la certitude de prendre une bonne décision et de faire ce qui était bon pour moi.

Un choix complètement à l’opposé de mon quotidien si prévoyant, si calculé. Du long terme bien défini, pour ne pas dire tout tracé.

Et puis, la décision.

Créer mon entreprise, gérer mon activité, travailler sans filet, voir à court terme, sans jamais rien lâcher. La fierté des compliments, les bonheurs des encouragements, les premières ventes aussi.

Du début jusqu’à la fin : penser, choisir, créer, communiquer, vendre et comptabiliser.

Tout à faire et tout à construire. Tant à faire et tant à construire.

S’absorber dans son travail, ne faire plus qu’un et se perdre, peu à peu, dans le prisme de sa passion. Et puis tomber, encore et encore dedans.

Il est finalement assez drôle de se rendre compte que le seul et unique bijou que je ne me sois jamais confectionnée, en huit ans d’existence, ne soit  autre qu’une petite bague faite d’un fil d’or et d’une petite forme stylisée en croix.

J’ai littéralement épousé, je crois, ma passion, mon travail.

Au début, ça ne m’était pas flagrant. Et puis, au fur et à mesure, c’est devenu si réel, tellement présent au quotidien.

Trop réel. Il faut parfois savoir souffler et se dissocier de cette passion bien exigeante, tout en gardant en tête ce que nous impose le métier.

Il m’est bien difficile de savoir,  ces derniers temps, comment conjuguer les deux.

Il me semble, depuis quelques mois, que je souffre davantage de cette exigence quotidienne et de ces habitudes qui place le travail bien en premier. Difficile de changer les automatismes mais peu à peu, je commence à réfléchir différemment et à identifier le geste, la parole ou la pensée qui me va conditionner à revenir sans cesse au travail.

Nous sommes ce que nous faisons, c’est encore plus vrai pour les artisans, et cette limite est si franchissable.

J’essaye de re-apprendre à aimer avant de faire, et surtout de regarder au delà de la limite de mon établi. C’est parfois bien difficile.

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Bague Marigold, Collection Halo |  Images Mulot B |  Coming soon

Les Intemporels / Mulot B. speak !

Imaginez une rencontre, un échange.

Il y a celle qui voit et il y a celle qui fait. L’une a le regard et l’autre fait l’objet.

Imaginez maintenant la rencontre. Celle d’Emma, du très joli compte instagram ce qui est précieux, et moi, et les bijoux que j’aime vous faire porter.

Après MarieMay, Virginie ou encore Christelle, Emma est donc le nouveau regard à se poser sur la gamme ‘Les intemporels’.

Un oeil sensible qui décèle, dans les milles et une choses du quotidien, le détail précieux  et l’insolite discret. Le visible dans les objets usuels de notre entourage, vus sans être regardés. Elle capte ce que nous ne captons plus, lassés par habitude de voir, et redonne le lustre du premier regard, à ces jolies choses qui nous entourent et qui nous sont finalement si précieuses.

Un dialogue doux, aux images simples et posées. Un instant suspendu, capturé entre deux battements de cils, et le cliquetis, entre deux respirations, de l’argentique.

Je suis ravie aujourd’hui de partager avec vous les images choisies des bijoux ‘Les Intemporels’ issues de cette très belle collaboration, avec elle. Bien au delà d’un simple échange, j’ai fait la rencontre d’une personne douée d’un bel esprit et d’une intelligence peu commune pour voir l’invisible et capturer les différences tranquilles.

Et c’est là, la magie du regard d’Emma dont le pseudonyme n’a jamais aussi bien porté son nom, ce qui est précieux.

Et puis, pour célébrer cette jolie collaboration, c’est avec plaisir que j’offre 3 intemporels – 1 jonc et 2 bracelets ( aux couleurs de fil de votre choix ) à une jolie coquette.

Pour participer et jouer, c’est très simple :

Laissez moi un petit mot doux dans les commentaires de ce post, en mentionnant vos couleurs & motifs favoris.

Vous pouvez aussi jouer sur facebook en partageant ce post, en mode public afin que je puisse comptabiliser votre participation, ainsi que sur instagram ( Il vous faut être abonné à  Mulot B. ) .

Tirage au sort le 28 février aux premières heures du jour. Bonne chance ! Le hasard a désigné @oh_labricot ( sur instagram ) ! Merci à toutes d’avoir joué.

Ambiance_3FleursJonc_vert_1Ambiance_2Etoile_1Etoile_arAmbianceEtoileJonc_or_2Les Intemporels 2017 Mulot B. |   Mise en scène & Image par Emma, ce qui est précieux 2017

L’Atelier 2017 / Mulot B. speak !

L’atelier. L’espace partagé.

Un espace où chacune occupe une partie d’un ensemble.

Une adresse sur le papier, une adresse au creux d’une rue mignonne où s’égrènent des numéros et des numéros.

Au 120, il y a nous. Je dis nous, parce que nous sommes ensemble. Nous l’avons décidé ainsi. Pour être plus fortes, pour former un tout, pour se serrer les coudes.

Il y a de la lumière.

Il y a de l’ordre et il y a du bazar, et il y a du bazar ordonné.

Il y a aussi France Inter et la musique qui rayonne. Les goûters et les goûters du vendredi. Le thé et l’eau dans le bocal pour remplir la théière qui ne passe pas au micro-ondes. L’évier beaucoup trop bas et le robinet qui inonde parfois la cuisine.  Il y a le ronron de la découpeuse et les journées tropicales lorsque le four à céramique monte en cuisson. Il y a aussi les journées maillots de bain, lorsque le four redescend après une cuisson. Il y a des petits coups de mous, des grands coups de rire. Il y a Jean Gui-Gui qui passe. Il y a Mamie grincheuse et Papi qui font la course, sur le trottoir. Il y a les petits mots scotchés à nos bureaux et il y a les gros mots qui nous font rire.

Et puis, il y a un vélo avec le petit siège d’Augustin. Il y a  aussi parfois les copines, les amies et les amis qui passent, qui goûtent ou qui boivent. Il y a très rarement quelques larmes mais toujours suivis de près par une chocolatine.

Il nous reste six mois avant la fin du premier bail de notre atelier. Six mois à partager l’espace, les jours et les sourires. Je les compte mais je ne veux pas y penser.

Au 120, il y a donc notre atelier, un espace partagé par trois petits mains et trois grands coeurs qui battent ensemble, celui de Fanny, de Virginie et le mien.

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