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Muséum de Toulouse / La Ville Rose

A la faveur de la pénombre des allées, au travers des vitrines éclairées, le Muséum de Toulouse nous offre les histoires du Monde, une histoire de l’Humanité.

Collections et collectes se côtoient, archivant notre patrimoine faunesque au travers des silhouettes de ses animaux, ou de leurs squelettes, à jamais figés dans le temps.  Le chemin continue et nous explorons le pourquoi de notre commencement, l’extinction de ce que nous avons été et le début de ce que nous serons demain.

Evolution des moeurs, des outils, du langage et des habitudes, le Muséum répertorie à la fois les petites histoires et les grands moments, toutes les questions qui nous convoitent, la direction que nous avons prise, la fuite en avant et l’élan pour un saut décisif vers un monde à venir.

Et toujours cette problématique, au fil de nos histoires communes, qui consiste à nous rappeler combien la marche qui nous amène vers notre histoire, devrait être au même rythme que celui de la nature et du mouvement de notre planète.

Comme une conclusion évidente, le Muséum termine sur le jardin. Et là encore, il se déploie en chapitres allant du nord au sud, d’est en ouest. En cercle, on se promène à l’ombre des essences de bois et des graines qui enrichissent nos terres et nos paysages.

Mais ne nous méprenons pas, il est bien plus qu’un simple répertoire de nos environnements. Il est aussi un chemin de fer qui nous invite à réfléchir à ce que nous avons perdu, dans cette course sans fin vers une exploration sans but. Car si découvrir est une notion bien galvaudée de nos jours, préserver est aujourd’hui ce qui devrait être le maître mot de nos recherches. Préserver et protéger pour permettre au futur de se construire sans nous perdre en retour.

Collection permanente | Muséum de Toulouse |  35, allée Jules Guesde, 31000 Toulouse | Programme des expositions à venir Mulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de ToulouseMulot B / muséum de Toulouse

Après Fantin-Latour / Mulot B. speak !

Il y a des petits projets, confidentiels et secrets, que l’on garde en tête, et dont l’idée s’affaire aussi vite qu’un ciel de grand vent.

Lorsque Delphine m’a contacté pour me parler d’un de ces petits projets qui nous entortillent l’esprit, elle m’a parlé de Fantin – Latour, d’Henri, du palais du Luxembourg, de Paris, de sa soeur, de poètes maudits et de bijoux.

Dispersés dans sa peinture, ils s’égrènent à un poignet, dans le pli d’une corsage ou le long d’une nuque découverte. Fantin – La tour ne peint pas de rivières, ni de diamants qui scintillent de mille – feux dans des effets de palette. Fantin – Latour peint des femmes silencieuses aux mains calmes mais aux regards de tempête. Le noir de leurs pupilles suffisent à parer les portraits qu’elles lui inspirent.

Et puis le reste est accessoire, une dentelle qui chemine le long d’un col en calicot, des fleurs de soies piquées au chapeau, le jonc à clapet d’un poignet, le bleu froid d’une améthyste, le médaillon d’un bijou de cou glissé dans un ruban.

Il y a bien quelques coquettes qui demandent, afin de paraître plus officiel, une touche d’ors et quelques grammes de pierres fines ajoutées à leurs figures.

Mais il les préfère, elles. Elles sont l’écrin d’une vie secrète multiple et emportée, cachée sous leur corset pareil à ces bijoux sans teint, ni dorure mais qui renferment en leur coeur, l’éclat d’une perle parfaite.

Exposition  » Fantin – Latour, à fleur de peau  » | Musée du Luxembourg | Du 16 septembre 2016 au 12 février 2017

Bijou Mulot B x Fantin-Latour Bijou Mulot B x Fantin-LatourBijou Mulot B x Fantin-LatourBijou Mulot B x Fantin-LatourFantin-Latour Henri, Portrait de Charlotte Dubourg, Musée d’Orsay , 1921 | Bijou Médaillon Charlotte, Mulot B. |  En vente sur Après Fantin- Latour, la galerie 

 

Photo Project #2

La fulgurance du passage de ces premiers jours de l’année 2016 est incroyable. Et pourtant, une impression de lenteur s’éternise dans la lumière qui décroit au fil des heures.

Le monde semble se figer, recroqueviller sur lui -même à mesure que les températures baissent. L’hiver approche et s’installe dans le fond de l’air et dans la lumière froide des matins en brume. Les toits de Toulouse pâlissent sous le vernis du crachin.

J’entame ce nouveau rendez – vous du challenge  » Photo Projet  » sur le thème   » bois « . Je suis une fille des villes par défaut, battre la campagne et marauder à la récolte comme lorsque j’étais enfant, me manque terriblement parfois.

Il n’empêche que la balade du dimanche s’est transformée en marivaudage au marché et promenade dans la ville rose. Sous une petite pluie glacée et entre 2 nuages gris, quelques courses pour grappiller des légumes & une ou deux branches d’ilex aux fruits mûrs.

Et au retour de cette sortie dominicale, la chaleur d’un café bien chaud et une tasse de thé bien citronnée,  et savourer le ronron chaleureux de la maison. Et se rendre compte de la chance d’avoir un endroit bien à soi.

photo_project_2_copyright_mulotBphoto_project_copyright_mulotB

Pour retrouvez toutes les balades du  » Photo Projet « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez de quelles autres manières on se réveille  | Bois . PP#2 © Mulot B.

Les coudes sur la table / Brunch

Les bonnes choses. Nous aurions pu l’appeler Constance, tant la régularité et le sérieux de cette belle adresse est indéniable, mais nous l’appellerons Amélie puisqu’il s’agit de son prénom.

Amélie a crée son restaurant, Les coudes sur la table,  il y a trois ans révolus. Un bel espace lumineux et cosy pour une cuisine inventive. Une carte adaptée aux déclinaisons du moment, des recettes multiples de bun’s gourmands et des plats aux allures de traits d’union entre les souvenirs gourmands d’une cuisine familiale qui nous submerge et, le petit je-ne-sais-quoi qui montre que tout ce qui compose notre assiette est parfaitement maitrisé.

En test donc, pour cette belle adresse, le gourmand brunch du férié ( il semblerait que l’apparition un peu folle de cette habitude anglaise les jours de férié de mai soit devenue une tradition dans ce petit restaurant ).

Point de départ : tartines savoureuses et pains aux céréales accompagnés de confitures maison – fruits de la passion ou fraises – et, avouons-le, ce qui retient le plus notre attention, une pâte de nutella aux allures de ganache à tomber, et un beurre de cacahuète grillée terriblement addictif.

Viennent ensuite des pancakes en 3 versions – light, aux myrtilles version  » je me souviens  » et banane – l’ultime combinaison. Talonnés de prés par une assiette salée, composée d’œufs brouillés, d’un mini bun’s – pain maison oblige – tartiné de fromage frais et garni d’un blanc de poulet effilé et de quelques bribes d’alfalfa, le tout accompagné d’un croquant mesclun et de légumes rappés. En sus, la petite purée d’asperge qui apporte cette petite touche d’amertume qui révèle aux papilles, les autres saveurs.

Pour terminer, une salade de fruits frais dûment expédiée à l’estomac, et de jolies madeleines savoureuses et dont le goût simple nous a évidemment évoqué celle si chère à notre dandy de Marcel ( Proust, hein pas Pagnol ).

En conclusion, un bon moment culinaire, efficace et gourmand. J’avais déjà testé à plusieurs reprises les gourmandises de 16h et, c’est en toute honnêteté que vous pouvez vous rendre à cette adresse, les yeux fermés … et avec une petite réservation au cas où.

Le petit +  l’été, Les coudes sur le table, se pare d’une jolie terrasse où le sirotage de smoothies et thés glacés maison est fortement recommandé.

Les coudes sur le tables copy. Myrtille