Archives pour la catégorie Green Life

Bouture du dimanche / Green Life

Je suis sortie prendre les rayons et le bon temps de la ville rose. Partager un petit déjeuner tardif et juste parler de tout, et de rien.

Nous sommes parties marcher. Flâner et regarder les oiseaux qui piaillent autour de cette vieille dame qui les nomme un à un. Arthur, Regina, le petit brun. Elle était drôle cette petit dame aux sacs remplis de pain dur et de miettes.

Le retour. Et le plaisir de rentrer à la maison. Poser les clefs, s’arrêter un moment et choisir de s’occuper en rangeant les mille et une choses qui bâtissent notre univers .

Décider sur un coup de tête de peindre en blanc cette planche, dans la cuisine, qui pourrait venir accueillir mes boutures d’hiver.

Abritée de la lumière directe, un emplacement lumineux et suffisamment visible pour les avoir à l’oeil. C’est une place parfaite pour expérimenter quelles techniques de bouturage.

Je me suis décidée à piquer quelques tiges d’un premier pied de ceropegia qui n’en finit plus de se languir. J’ai coupé les 2 tiges tout en longueur sur un minimum de 3 noeuds, et ôté les quelques feuilles entre le premier et le second noeud.

J’ai ensuite, mis en terre le premier noeud de sorte que seuls les noeuds 2 et 3 soient apparents.

Et puis, finalement, je me suis attaquée à la bouture – ou drôlement appelée raquette – de figuier de barbarie que j’avais paresseusement mise à végéter de côté.

Coup de bol, le cal – une sorte de pellicule grisâtre sur la partie tranchée – qui s’est formé, a bien séché. Je l’ai repiqué aux deux tiers de sa taille, dans un mélange de terre et de sable que l’on trouve dans le sud-est, au pied du massif des Maures.  Je la laisse maintenant bouturer à température ambiante.

Wait and see.

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Jardin Hiberné / Green Life

Les grands frimas sont là. Le froid a figé le jardin suspendu et interrompu les repousses du redoux des premiers jours de l’hiver.

Il a gelé le jour et la nuit. La glace a brûlé et roussi les feuilles dodues des succulentes à la silhouette charnue. Il est temps de rentrer et d’abriter ces précieuses discrètes.

La succulente et autres plantes grasses, sont littéralement faites d’eau, leur conférant une sensibilité au gel et à la glace des frimas. Il est donc important, y compris celles qui semblent abritées sur les balcons, de les soustraire aux froidures de l’hiver.

La rigueur des températures met a rude épreuve ces petites plantes, qui puisent dans leur réserve d’eau. Ainsi, il n’est pas rare de récupérer, éparses autour du pied principal, les nombreuses petites feuilles desséchées qui ont servi à nourrir la plante. N’arrosez jamais vos petites protégées quand vient le froid, vous risqueriez de les faire geler.

Mon petit jardin suspendu a naturellement trouvé sa place, dans une petite pièce modérément illuminée et non chauffée, afin de ne pas trop bousculer son développement. Le but n’est pas de relancer sa croissance mais de la maintenir à une température acceptable avant le retour des jours cléments.

La terre doit être laissée sèche durant tout l’hiver afin de créer ce que l’on appelle la pause hivernale nécessaire à la régénération de la plante grasse. Pour que le petit jardin suspendu refleurisse à nouveau, il lui faut obligatoirement cette période d’hibernation.

J’ai profité de cette migration pour enlever les réserves tombées et disgracieuses, les boutures gelées et la mousse qui avait grignoté une partie des pots.

Certaines feuilles tombées au pied avaient commencé à raciner. Je les ai immédiatement mise sur un petit lit de terre, dans une soucoupe, pour les permettre de s’étendre doucement. Histoire de donner un petit coup de pouce à mère nature et à ses jeunes pousses prometteuses, en attendant le retour des beaux jours.

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Les Serres / La ville Rose

Le week-end, je flâne donc. Direction les serres municipales de Toulouse, rendez-vous annuel à ne pas manquer.

C’est à mon amie Morgane que je dois l’idée de cette excursion. Excursion qui se mérite puisque cet écrin végétal n’ouvre ces portes pour montrer ces trésors qu’une fois par an uniquement.

Un lieu superbe divisait deux parties : les serres modernes et les serres anciennes – où les amoureux de la violette, en autre chose, pourront visiter son conservatoire.

À l’abri des verrières opaques au blanc d’Espagne,  dans les serres anciennes, on respire l’air humide de ces huis-clos végétaux. Un dédale de verres et d’acier, à l’air fragile et aux couloirs étroits et tellement lumineux. On se croirait sous la surface de l’eau, tout ce gris lavé et les ondes de la lumière filtrée par l’opaque de la verrière.

Et puis, ces passionnés qui amoureusement classent boutures, plants, bulbes et plantes – mères. Toutes ces longues palmes, ces folioles multiples, beaucoup d’espèces se côtoient sous ce ciel feutré.

Ma préférence s’est jouée, évidemment, dans les allées désuètes, et plus discrètes, des serres historiques.

Il y avait quelque chose d’angoissant dans la perfection de ces rangées si bien ordonnées, qu’offrent les grandes serres modernes. L’esprit a du mal à se perdre et à vagabonder dans ces boulevards de parterres fleuris.  J’y ai moins rêvé malgré la serre – exceptionnelle – des ficus où l’on ne pouvait rêver meilleur décor de film, tellement cette  » forêt  » était dense.

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Jardin de Sedum / Green Life

Petit post du dimanche. Dehors la journée décline petit à petit.

J’ai profité de la douceur de cette journée du 1ier mai pour m’occuper du minuscule jardin que je cultive sur le rebord de ma fenêtre de cuisine. Un tout petit jardin qui grimpe le long des volets et qui s’échelonne par un ingénieux système de mini – balconnet vissé au rebord en pierre.

Une sorte de jardin à étage et à niveau qui se replie l’hiver, sous les températures peu clémentes, et qui se déploie au printemps quand la nature se réveille.

Cette année, on retrouve encore et toujours, occupant l’étage du  » vide  » et le plus grand espace, un membre de la famille des sedums palmeri. Ils fleurissent en grappes de petites fleurs étoilées jaunes et le bout de leurs feuilles, d’un vert tendre, rosie d’un beau lie – de – vin lorsqu’elles sont très exposées au soleil. Elles s’emparent du vide et ne cessent de se bouturer en un réseau compact.

Sur les côtés, vissés au volet de gauche d’autres sedums – l’orpin de Nice – plus élégants et élancés, avec leurs têtes harponnées de toutes petites feuilles pointues. Ils fleurissent en blanc.  Leurs racines forment aussi un réseau très compact mais fragile.

Sur le rebord, un pot de sedeveria qui ne cesse de se diviser encore et encore. Il faut, de temps à autre, nettoyer les feuilles qui ont séché autour de chaque nouvelle tête. Cela leur permettra de s’élargir pour mieux devenir autonome et produire leur propre réseau de racines.

A coté, une nouvelle recrue offerte par mon amie Morgane, directement bouturée de son jardin. Un joli sedum appelé  » china doll « . Je l’ai mis à raciner, dans un verre d’eau. Une multitude de petites racines, pas plus grosses que des filaments, sont apparues. Il est maintenant dans un petit pot de terre, prêt à grandir.

A côté, dans un grand bac de zinc, mélangé un sedum rubrotinctum qui s’évade dans le pot des autres. Et en particulier celui d’un graptosedum bronze dont les feuilles au sol s’auto – bouturent si facilement. Je les aime tout particulièrement car ils proviennent tous deux du jardin de ma mère, passée maître dans la culture sur balcon. 

Elles bataillent avec une petite agave maraudée dans les collines  du Var et qui, si elle était plantée en pleine terre, deviendrait aussi énorme que ces congénères.

Elle s’acclimate assez bien à côté d’une plante qui a des allures de plante préhistorique, et qui provient du jardin d’hiver de mon père, un kalenchoe daigremontina. La plante la plus prolifique en terme de multiplication puisque ce sont ces propres feuilles qui  s’auto – bouturent. Le vent les sème au quatre coins de la cour. J’en ai vu quelques unes chez mes voisins du – dessous.

Deux pots de menthe se disputent le rebord abrité – un pot d’une menthe sauvage, dite menthe pourpre ou menthe aquatique rubra –  et une autre de menthe dite chartreuse – une feuille moins râpeuse au toucher et très agréable dans les salades vietnamiennes.

Elles prennent ombrage sous un pied de sauge officinale et dont les branches aux feuilles si larges et veloutées, s’élancent vers la lumière. Elle fleurit d’un violet délicat et vient toucher le rebord d’un petit pied de achillea millefeuille, vissé en hauteur, au volet. Il aime l’exposition prolongée et la difficulté d’un terrain compliqué.

Ce jardin de poche occupe une place importante pour moi. Etes – vous aussi propriétaire d’un de ces petits paradis suspendus ? Quelles sont vos astuces pour gagner de la place et agrandir cette petite parcelle de vie ?

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Color plant pop / Play

Bleu. Ce sera donc bleu pour ce nouveau défi lancé par Urban Jungle Bloggers.  Bleu de ciel, sans nuage dans un soleil radieux. De la couleur étaient les maitres mots de nouveau rendez-vous de juin.

 » Color plant pop  » – j’avoue que le  » pop  » m’a donné des ailes, j’ai eu envie de lever le nez de mes ouvrages et de me tourner vers le soleil  ! Une recréation colorée mettant en scène un pachyphylum silver moon ( j’adore ce petit nom, entre le pachyderme et un vague souvenir de breakfast at Tiffany’s  ) et un ceropegia. Ces deux plantes sont si singulièrement opposées en terme de fonctionnement : l’une semble figée dans le temps et pousse si doucement, tandis que l’autre est perpétuellement entrain de  » feuiller  » dans tous les sens et de manière effrénée.

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Avocat / Green Life

Juin. De retour, les sifflants martinets aux ventres blancs et aux ailes fuselées, les petits matins tièdes, les persiennes closes d’après-midi trop chaudes, et tout un tas de choses gourmandes dans notre assiette.

Je succombe depuis quelques temps, à toutes ces jolies recettes dites  » californiennes  » qui consistent en  » écrasés de légumes « , et tout plus particulièrement de l’avocat ( un petit jus de citron, une pincée de gingembre, quelques feuilles de basilic ciselées et voila ). Mais une fois la chose dégustée, que faire de ses innombrables petits noyaux ?! Et bien, tout simplement, les mettre à l’eau et les faire germer à  l’aide de 3 cure-dents, d’un verre d’eau et d’un joli noyau d’avocat au préalablement lavé.

Piquez le noyau d’avocat à 3 endroits, au même niveau, de manière à pouvoir maintenir la partie basse de celui-ci, dans un verre d’eau. Veillez à ce que celui-ci est toujours les fesses mouillées et reste immergé à la base. Laissez germer tranquillement.  Le processus peut être long  – parfois cela germe d’un coup, parfois cela met un bon mois, parfois pas du tout. Une fois, l’avocat germé, laissez le développer ces racines dans le récipient, en respectant bien les précédentes conditions. Changez l’eau régulièrement.

Une fois les racines apparues ( un réseau de 3 ou 4 centimètres ) 2 options possibles : changez de récipient pour quelque chose de plus haut et laissez le grandir dans l’eau. C’est à mon sens, le processus qui permet de garder la plante développée le plus longtemps possible ( 3 à 4 ans, en ce qui me concerne avec un réseau de racines extraordinaires ).

Ou vous pouvez replanter le noyau et ses racines en terre, et tentez de faire pousser votre petit avocat. Il va grandir davantage en tige et faire des feuilles. Mais la durée de vie est un peu moins longue, les feuilles ont tendances à tomber. Dans les 2 cas, rien de plus simple, à vous de jouer !

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Succulentes Collection / Summertime

Toute mon enfance a été fleurie par les petits pots de succulentes que ma mère cultivait sur la terrasse et dans de jolis terrariums qu’elle aimait à loisir changer. De ces jardins miniatures, j’aimais en collecter les  » artichauts  » et autres cuisines végétales qui poussaient tout azimut, hors des jarres et des pots de terre. Je les coupais et comme ma mère, je les posais au hasard, des endroits du jardin. Parfois cette greffe impromptue prenait, parfois elle ne prenait pas. Et mon bonheur résidait, à retrouver ce bouturage sauvage oublié durant quelques semaines, bien ancré dans la terre, prêt à donner de plus petites succulentes encore.

Aujourd’hui, je cultive toutes ces jolies petites plantes aux noms incroyables – joubarde ou barbe de Jupiter, ceropegia ou chaîne des cœurs, seneccio haworthii ou blanche-neige, echeveria cilliata, lithops ou pierre vivante, et autre sedum et villatia. Elles poussent au hasard de mon balcon, d’une bordure de cheminée ou encore d’un étal en bois de mon atelier. Familières et discrètes, autonomes et plantes hermaphrodites, les succulentes se divisent, montent, fleurissent, s’abandonnent … pour finalement renaitre, encore, dans des formes ingénieuses et parfois monstrueuses.

Comment jouer ? Retrouvez toutes les règles du summertime ( un cliché / un œuvre ) et promenez-vous au travers de la toile vers d’autres univers – Lulu la lucette, 42to43, Créat’it, Lucyfaire, Sur un blog perché et Bidouillé par Lili.

Succulentes_plantes_atelier_mulot_b Succulentes_plantes_atelier_mulot_bCroquis de costumes, Sonia Delaunay

Collection de succulentes / Mulot b. / Croquis de costumes / Sonia Delaunay

Succulentes / Green Life

Depuis quelques temps fleurissent, un peu partout, les images de jolies petites plantes faciles et originales … La succulente, en pot, trapues, aériennes, fleuries, en terrarium, en bouquet, dehors, dedans !

La succulente est une jolie plante, facile à vivre et pleine de bonne volonté, se bouturant à loisir, se multipliant à foison, simple à garder, elle aime plutôt le soleil et souffre d’avoir trop les pieds dans l’eau. C’est une des rares plantes qui s’adaptent aussi à votre manière de cultiver, s’appropriant votre régularité  d’une tête de linotte   » comment ça ! une fois tous les mois, c’est peu  » ou au contraire des soins répétés de garde malade qui s’ignore   » je leur parle tous les jours, et je les baptise d’un petit nom « .

Patientes, elles réclament peu de soins – la belle Morgane du site Plan B vous en parle d’ailleurs très bien, elle vous a confectionné le parfait manuel de la succulente – et préfèrent dormir à la dure que d’être trop cajolées !  Un amour de petite plante !

La succulente copyright mulot b. La succulente copyright mulot b. La succulente copyright mulot b.