Confiture / Kitchen Hell

Pour conjurer le stress de mes vies – oui, je reste persuadé que nous vivons bien des vies quotidiennement, sur bien des niveaux et bien des chemins – je me rassure au travers de petits gestes. 

Ces petites choses que notre esprit connait si bien, et même par coeur. Prévisibles et rassurantes, elles nous ancrent dans la réalité et dans un immédiat tellement apaisant.

Ces derniers temps, elles émaillent et ponctuent, comme une respiration à la surface avant de regagner les profondeurs, les flots subversifs de mon quotidien.

Recette de la confiture de tomates vertes – dans un grand fait – tout, verser 500 grammes de sucre cristal, 5 tomates vertes très mûres que vous aurez coupé en morceaux grossiers. Ajouter un zeste de citron râpé grossièrement ( bio de préférence, les pesticides sont stockés dans la peau ) et son jus pressé. Attention à ne pas laisser un pépin car il amènera de l’amertume à votre confiture. En revanche, les pépins des tomates amèneront la pectine nécessaire à la bonne tenue de la confiture.

Porter à ébullition. Puis baisser et laisser mijoter à feu moyen pendant 30 à 40 minutes.

Pour vérifier si votre confiture est bien prise, mettre une petite assiette au congélateur 10 minutes. Déposer une petite cuillère de confiture chaude sur l’assiette froide et replacer, 1 minute, dans votre congélateur. La sortir et avec votre doigt, tester la texture de celle – ci. Si elle est trop liquide, elle doit continuer à cuire encore une peu. Si elle est légèrement gélifiée, c’est qu’elle est prête à être mise en pot.

Dernière étape, passer votre confiture au tamis  afin de retirer la peau et les pépins mais réserver dans une assiette, les zestes de citron. Ils serviront de décoration. Mettre en pot – que vous aurez stériliser au préalable – et laissez refroidir tranquillement.

A déguster avec du fromage frais de brebis, sur une bonne tranche de pain et quelques brins de thym frais.

Le bonheur est dans les petites choses du quotidien.

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Les Serres / La ville Rose

Le week-end, je flâne donc. Direction les serres municipales de Toulouse, rendez-vous annuel à ne pas manquer.

C’est à mon amie Morgane que je dois l’idée de cette excursion. Excursion qui se mérite puisque cet écrin végétal n’ouvre ces portes pour montrer ces trésors qu’une fois par an uniquement.

Un lieu superbe divisait deux parties : les serres modernes et les serres anciennes – où les amoureux de la violette, en autre chose, pourront visiter son conservatoire.

À l’abri des verrières opaques au blanc d’Espagne,  dans les serres anciennes, on respire l’air humide de ces huis-clos végétaux. Un dédale de verres et d’acier, à l’air fragile et aux couloirs étroits et tellement lumineux. On se croirait sous la surface de l’eau, tout ce gris lavé et les ondes de la lumière filtrée par l’opaque de la verrière.

Et puis, ces passionnés qui amoureusement classent boutures, plants, bulbes et plantes – mères. Toutes ces longues palmes, ces folioles multiples, beaucoup d’espèces se côtoient sous ce ciel feutré.

Ma préférence s’est jouée, évidemment, dans les allées désuètes, et plus discrètes, des serres historiques.

Il y avait quelque chose d’angoissant dans la perfection de ces rangées si bien ordonnées, qu’offrent les grandes serres modernes. L’esprit a du mal à se perdre et à vagabonder dans ces boulevards de parterres fleuris.  J’y ai moins rêvé malgré la serre – exceptionnelle – des ficus où l’on ne pouvait rêver meilleur décor de film, tellement cette  » forêt  » était dense.

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Jardin de Sedum / Diary

Petit post du dimanche. Dehors la journée décline petit à petit.

J’ai profité de la douceur de cette journée du 1ier mai pour m’occuper du minuscule jardin que je cultive sur le rebord de ma fenêtre de cuisine. Un tout petit jardin qui grimpe le long des volets et qui s’échelonne par un ingénieux système de mini – balconnet vissé au rebord en pierre.

Une sorte de jardin à étage et à niveau qui se replie l’hiver, sous les températures peu clémentes, et qui se déploie au printemps quand la nature se réveille.

Cette année, on retrouve encore et toujours, occupant l’étage du  » vide  » et le plus grand espace, un membre de la famille des sedums palmeri. Ils fleurissent en grappes de petites fleurs étoilées jaunes et le bout de leurs feuilles, d’un vert tendre, rosie d’un beau lie – de – vin lorsqu’elles sont très exposées au soleil. Elles s’emparent du vide et ne cessent de se bouturer en un réseau compact.

Sur les côtés, vissés au volet de gauche d’autres sedums – l’orpin de Nice – plus élégants et élancés, avec leurs têtes harponnées de toutes petites feuilles pointues. Ils fleurissent en blanc.  Leurs racines forment aussi un réseau très compact mais fragile.

Sur le rebord, un pot de sedeveria qui ne cesse de se diviser encore et encore. Il faut, de temps à autre, nettoyer les feuilles qui ont séché autour de chaque nouvelle tête. Cela leur permettra de s’élargir pour mieux devenir autonome et produire leur propre réseau de racines.

A coté, une nouvelle recrue offerte par mon amie Morgane, directement bouturée de son jardin. Un joli sedum appelé  » china doll « . Je l’ai mis à raciner, dans un verre d’eau. Une multitude de petites racines, pas plus grosses que des filaments, sont apparues. Il est maintenant dans un petit pot de terre, prêt à grandir.

A côté, dans un grand bac de zinc, mélangé un sedum rubrotinctum qui s’évade dans le pot des autres. Et en particulier celui d’un graptosedum bronze dont les feuilles au sol s’auto – bouturent si facilement. Je les aime tout particulièrement car ils proviennent tous deux du jardin de ma mère, passée maître dans la culture sur balcon. 

Elles bataillent avec une petite agave maraudée dans les collines  du Var et qui, si elle était plantée en pleine terre, deviendrait aussi énorme que ces congénères.

Elle s’acclimate assez bien à côté d’une plante qui a des allures de plante préhistorique, et qui provient du jardin d’hiver de mon père, un kalenchoe daigremontina. La plante la plus prolifique en terme de multiplication puisque ce sont ces propres feuilles qui  s’auto – bouturent. Le vent les sème au quatre coins de la cour. J’en ai vu quelques unes chez mes voisins du – dessous.

Deux pots de menthe se disputent le rebord abrité – un pot d’une menthe sauvage, dite menthe pourpre ou menthe aquatique rubra –  et une autre de menthe dite chartreuse – une feuille moins râpeuse au toucher et très agréable dans les salades vietnamiennes.

Elles prennent ombrage sous un pied de sauge officinale et dont les branches aux feuilles si larges et veloutées, s’élancent vers la lumière. Elle fleurit d’un violet délicat et vient toucher le rebord d’un petit pied de achillea millefeuille, vissé en hauteur, au volet. Il aime l’exposition prolongée et la difficulté d’un terrain compliqué.

Ce jardin de poche occupe une place importante pour moi. Etes – vous aussi propriétaire d’un de ces petits paradis suspendus ? Quelles sont vos astuces pour gagner de la place et agrandir cette petite parcelle de vie ?

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Les Intemporels / Mulot b. speak !

J’ai le plaisir de vous présenter la nouvelle campagne  » Les Intemporels  2016  » vue par Christelle Claude, photographe du très joli site  » Les Filles au beurre salé « .

Les nouveaux motifs & vos petits bracelets refleurissent avec les beaux jours. Délicatesse des formes végétales – fleurs & feuilles – et toujours, les étoiles qui restent intemporelles.

Une vision douce et pleine de simplicité, où les rondeurs de l’enfance accompagnent les ors des bracelets. Une belle atmosphère comme suspendue en son vol. Et déjà, on semble entrevoir les sourires timides, derrière l’invisible de ces jolies modèles aux visages ronds de poupées.

Le travail de Christelle est ainsi, discret, temporel et rassurant. Tout est dans un détail, une bouche qui s’étire, une main qui frissonne et la lumière qui balaye les objets d’un calme quotidien.

Une très belle interprétation de la nouvelle collection  » Les Intemporels « . Merci Christelle pour cette très belle proposition & ce regard.

Les_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeLes_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeLes_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeLes_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeLes_intemporels_MulotB_©_Christelle_ClaudeRetrouvez le travail de Christelle Claude sur son blog ainsi que sur sa page facebook. Elle vend aussi ses très belles images sur sa boutique en ligne | Les intemporels . Mulot B © Christelle Claude

Photo Project #8

Livre. Dévider les histoires comme les écheveaux de fils. Du bout des doigts, suivre les cours de mots et chevaucher les récits multiples de vies écrites.

Voyager de fond en comble et vivre des existences aux couleurs incroyables, parcourir les sens du bout des mots entre les phrases qui se mêlent aux odeurs. Respirer le gout du ciel dans la cour d’un aveu soufflé au creux du lit, pourfendre la peine dans la disparition d’un navire échoué sur le dos d’une baleine ou goûter du bout des lèvres les parfums de lieux secrets où s’échangent objets, rumeurs et libres – courts.

Il est si bon de trouver refuge dans un livre, lorsque nos existences vacillent et que le sens s’effile ou s’étiole le long des inquiétudes et des questionnements. Ils sont toujours de bons conseils et permettent cette respiration qui manque parfois aux décisions de la vie.

Bon dimanche à vous. Évadez – vous.

photo_project_8 photo_project_8(bis)Pour voyager aux creux des mots, au – delà des couvertures » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez livres | Livres . PP#8 © Mulot B.

Photo Project #7

Far Away. Les voyages forment la jeunesse. Ils creusent aussi cette indomptable envie de marcher encore plus loin, un mouvement du flux et du reflux.

Carte Postale était le thème de ce  » photo project « . Je n’ai que très peu d’images de mes voyages. Le nez en l’air, je regarde et je préfère voir l’instant. Mes souvenirs sont fait de sensations, de rencontres et d’objets. Je ne me vois pas voyager autrement.

 » Got get ‘ em Tiger  » fait parti de ces quelques choses que je m’impose à rapporter de ces errances voyageuses. Ramenée lors de mon séjour à Singapore, accompagnée de deux petits avions en bois léger et imprimé, cette carte me rappelle à la chaleur enivrante de ses latitudes.

A l’ombre de la jungle sauvage dans la ville hyper – urbaine, aux sons des oiseaux qui chantent les mouvements de la vie sauvage encore si présente, tout se replace en souvenirs harmonieux. J’ai tant aimé me sentir si démesurément petite et pourtant tellement vivante.

 » Voir  » et  » fouler  » pour la première fois est une drogue douce et si enivrante, qu’il est totalement impossible de ne par rechercher encore et encore cette sensation au travers des voyages.

Plus loin. Encore.

photo_project_7_copyrightMulotBPour retrouvez toutes les errances et autres détours du  » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez d’autres voyages | Carte Postale & Rifle and Paper co . PP#7 © Mulot B.

 

Photo Project #5

Bleu. Les bleus et la mémoire du corps. Cette mémoire qui resurgit parfois au travers de maux. Et si le corps ne guérissait pas aussi vite que le cœur.

Il y a dix – huit ans, j’ai eu un accident de la route très grave. Un choc entre deux voitures et une sortie de route. Et puis, se sentir partir, s’engouffrer dans le pare-brise arrière de la voiture, être éjecté plus loin.

Quel silence ! Toutes les personnes ayant eu des accidents graves vous diront que la fureur du bruit, de la tôle qui se froisse n’existent pas dans ces moments là. Le silence, et le temps qui semble hésiter entre les histoires qui se croisent, les scénarios qui se dessinent et puis l’issue. Elle fut bonne pour moi, pour nous.

Dix – huit ans après, la mémoire du corps se manifeste. Ça tire, ça tend, la douleur se réveille et il faut reprendre le corps en main et remettre d’aplomb ce qui avait été oublié.

Il n’est jamais trop tard pour réparer les choses.

Le thème de ce  » Photo Project  » pour cette semaine est bleu. Un thème que j’ai choisi de traiter de manière plus personnelle, naturellement. Le corps a pris la parole. Il était temps pour moi de clore l’histoire et de boucler la boucle pour s’alléger.

photo_project_copyright_MulotBphoto_project_5_MulotBPour retrouvez tous les camaïeux de bleu du  » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez d’autres couleurs | Bleu . PP#5 © Mulot B.

Inspiration METIS / Mulot b. speak !

Parfois c’est une couleur qui m’arrête. Parfois un détail. Parfois un motif, une posture, un objet ou une photographie.

Et puis, j’emmagasine les images,  je catalogue pourrait on dire. Je constitue pas à pas toutes ces influences qui pourront inspirer ma recherche, mon idée.

Pour ce nouvel opus, je voulais quelque chose de féminin – c’est une caractéristique qui revient, toujours et encore dans chaque collection. Mais je voulais de la force, et puis aussi de la couleur – ce rose aux tons de lie-de-vin – puisque c’était mon fil rouge.

Et puis il y avait ce besoin de chaleur, de lumière. Une lumière solaire, de celle qui réchauffe, une lumière bruyante, colorée et souriante.

Je vous invite à découvrir le cahier d’inspirations  qui m’a permis, pas à pas,  de constituer la nouvelle collection . M E T I S . Vous pourrez aussi y découvrir les images photographiées par Myrtille de l’agence DPCOM.

Pour l’occasion, nous avions réuni une petite équipe restreinte composée de Sarah Fekir pour le make up & hair, de moi pour les bijoux & styling et de la sublime Laetitia, modèle qui apporte toute la force & l’âme de la collection.

Inspiration_METIS_mulotBDesert de Nicole Franzen Photography | Styling Heather Nette King de Mike Baker / Fairfax Media | No title de Neil Aline | Front Luna de Sylvan Dieckmann

Photo Project #4

Flou. Brumeux. Indécis. Vaporeux. Vague.

Ces derniers jours, j’ai eu l’impression de regarder la vie derrière la fenêtre d’un train lancé à grande vitesse sur les rails. Cette petite ivresse qui vous prend quand parfois le rythme des choses vous échappe.

Passer l’inconfort des premières impressions, il n’est parfois pas si désagréable de se laisser submerger et de laisser toutes les choses se déroulaient à brides abattues. Au fond, comme beaucoup d’entre nous, me sentir débordée me donne l’impression d’être vivante.

Juste ce qu’il faut. Pour voir les choses devant moi, les accomplir  et les laisser venir à moi d’elles – même, sans trop prévoir. Faire au jour le jour et relever des yeux vagues sur les heures qui s’étirent.

Encore une fois le thème de  » Photo Project  » était particulièrement inspirant pour moi. Une semaine à 100 à l’heure où tout s’est échappé pour revenir à la normale, doucement. Il m’a fallu émerger et retrouver le rythme. Et quoi de mieux que de se synchroniser sur les battements du cœur de  » l’Atelier  » et des filles.

photo_project_4_copyright_MulotBAtelier_Janvier16_copyright_MulotBAtelier_Janvier16_copyright_MulotBPour retrouvez les flous artistiques du  » Photo Project « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez d’autres brumeuses photographiées   | L’Atelier . PP#4 © Mulot B.  | Bague et médaillon Kara collection METIS 2016

Photo Project #3

Histoire de vestiaire. Il y a quelques jours, je recevais dans ma boite aux lettres, une jolie petite paire d’escarpins. Rien de bien émouvant ou d’exceptionnel. Et pourtant !

Cette petite paire d’escarpins, je les ai rêvé longtemps comme beaucoup d’autres jolies chaussures à talons – grands et petits. Mais voila, 35 est une taille difficile à trouver pour de jolies chaussures tellement féminines.

Oui, de jolies petites chaussures tellement féminines où pourraient enfin se loger mes petits pieds.

Et puis les voici, trouvées au hasard d’une recherche, tout veloutées et ce noir si élégant. Je projette déjà leur petits talons, à mes pieds, le jour où j’irais co-signer avec ce monsieur Mulot. Car il parait que l’on co-signe quand on s’engage en couple.

Les jolis escarpins.

Pour ce troisième rendez-vous  » Photo Project « , ce sera donc et vous vous en doutez, le thème  » shoes  » qui sera illustré. Il est bon de reconnaitre que le hasard fait bien les choses parfois.

photo_project_MulotB_copyrightPour retrouvez les autres godillots du  » Photo Projet « , filez sur le blog de Lauriane et découvrez de quelles autres chaussures on cause  | Shoes . PP#3 © Mulot B.  | Escarpins Haden ASOS